lundi , 28 septembre 2020

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Pas de vacances pour le gouvernement

Y aura-t-il des vacances pour nos hommes politiques cette année ? Certainement pas au vu du calendrier qui s’annonce plutôt encombré, avec notamment la nécessaire lutte contre la pandémie de la Covid-19, la rencontre gouvernement-wali qui sera suivie d’une autre regroupant l’exécutif avec le patronat et le syndicat. Ces rendez-vous devaient se tenir dans le courant de la saison printanière, mais la pandémie en a voulu autrement. Et comme le temps presse, le gouvernement prépare sa rentrée en plein mois d’Août, dans des conditions exceptionnelles où personne à travers la planète, ne peut se targuer d’avoir le moindre contrôle sur la situation.
Cela dit, pour l’Algérie qui sort d’une longue période de protestation pacifique, il y a l’obligation pour les décideurs de réaliser le changement de mœurs politique nécessaire et réclamé par les Algériens. Ceci pour dire que le mois d’Août ne sera pas de tout repos pour les responsables de l’exécutif. L’idéal, c’est que la classe politique s’en mêle pour qu’il en résulte une dynamique qui sera, espérons-le, très profitable à l’esprit de réforme qui a accompagné la pratique politique en Algérie, depuis la dernière élection présidentielle.
Il reste qu’il faut compter aussi avec les éternels et systématiques opposants à tout ce qui vient du pouvoir et qui « pilonnent » chaque initiative présidentielle et mettent en doute toute action réformatrice. Il faut dire que des moments de confinement partiel et donc de baisse d’activité, tels que l’on vit ces derniers mois, sont utilisés par les cercles hostiles au changement pacifique et passe pour une sorte de remise en cause de la volonté d’émancipation pourtant clairement affichée par le chef de l’Etat. Cette volonté est d’ailleurs bien mise en évidence pourtant. Il suffirait d’énumérer les acquis démocratiques de l’Algérie pour s’en convaincre.
Mais il y a lieu de constater que les lois et les règlements ne peuvent à eux-seuls réformer un pays. Tout est dans la volonté d’un grand nombre d’acteurs pour réussir la transition. Il faut absolument qu’il y ait, en Algérie, un véritable engagement de tout les instants et de toute la classe politique et de la société civile pour convaincre la majorité des Algériens sur l’importance de l’étape que traverse leur pays. Il faut que tout un chacun sache que sa voix, son opinion et son énergie sont d’une grande utilité pour le pays. Et ce ne sont pas quelques semaines de «retard» dans les chantiers politiques et économiques majeurs qui remettraient en cause tout le processus. D’autant que la cause est connue de toute la planète.
Par Nabil.G