mardi , 19 octobre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Le ministère des Ressources en eau l’a annoncé</span>:<br><span style='color:red;'>Plus de 35 millions d’Algériens boiront l’eau dessalée</span>

Le ministère des Ressources en eau l’a annoncé:
Plus de 35 millions d’Algériens boiront l’eau dessalée

Cela se traduira sur le terrain par le raccordement au dessalement d’eau quelque 28 millions de citoyens à travers 16 wilayas à court-terme. Dans une échéance un peu plus éloignée, ce ne seront pas moins de 35 millions de citoyens à travers 19 wilayas qui seront concernées.

La faible pluviométrie qui a caractérisé les dernières saisons agricoles impacte lourdement la productivité et hypothèque quelque peu la sécurité alimentaire du pays. Le propos n’est pas anodin, lorsqu’on sait que 70% des ressources en eau mobilisées dans le pays, sont destinées à l’exploitation agricole. Le ministère des Ressources en eau qui a la responsabilité de mobiliser le précieux liquide évoque, dans un communiqué rendu public, hier, d’importants investissements dans le domaine, garantissant la production de quelque 11,2 milliards de m3/ par an. Cette quantité, plutôt modeste au regard des normes mondiales, peut paraître conséquente, sauf que l’agriculture, à elle seule, consomme 7,3 milliards de m3. Ceci représente 70% de la production totale. Il reste 3,6 milliards de m3 par an pour la consommation domestique sous forme d’eau potable. On retiendra dans ces chiffres qui placent l’Algérie dans la catégorie de pays soumis au stress hydrique, «le rôle important et central du secteur des ressources en eau dans la promotion de l’agriculture et des activités y afférent», relève M.Hasni.
Le communiqué met en évidence le souci du ministre «d’accompagner et de soutenir le secteur de l’agriculture, en vue de réaliser l’autosuffisance concernant tous les produits agricoles, notamment les produits stratégiques». Rappelant que la stratégie de son secteur représentait «l’un des axes les plus importants sur lesquels repose le Plan d’action du Gouvernement», le ministre a souligné l’urgence «de la mise en œuvre du programme du président de la République et qui a été adopté récemment par le Parlement avec ses deux chambres». Il convient de rappeler que la raréfaction du précieux liquide, en raison d’une longue et exceptionnelle période de sécheresse que traverse le pays, a amené le ministère des Ressources en eau à déployer une solution «durable».
Celle-ci permettra de garantir la production de l’eau malgré les changements climatiques, grâce au recours au dessalement de l’eau de mer. Cette option a été exclusivement retenue pour la consommation domestique.
Cela se traduira sur le terrain par le raccordement au dessalement de quelque 28 millions de citoyens à travers 16 wilayas à court-terme.
Dans une échéance un peu plus éloignée, ce ne seront pas moins de 35 millions de citoyens à travers 19 wilayas qui seront concernées. Selon M.Hasni, cette stratégie vise à «œuvrer à satisfaire tous les besoins en eau potable pour les populations des villes côtières et des villes situées à 150 km de la côte, en vue d’alléger la pression sur les ressources hydriques de surface et souterraines». Le ministère a rappelé dans son communiqué, que «le secteur des ressources en eau a contribué à la promotion et au développement de l’agriculture saharienne qui repose essentiellement sur les eaux souterraines dans les opérations d’irrigation des surfaces agricoles, à travers les grandes facilitations accordées aux demandeurs d’autorisation d’exploitation des eaux souterraines et de forage de puits dans les wilayas du Sud qui ont connu une relance dans le domaine de l’agriculture». Selon la même source, le secteur des ressources en eau a également contribué à l’aménagement et à l’équipement des grands périmètres d’irrigation, d’autant que le ministère a recensé 44 grands périmètres d’irrigation actuellement, tout en œuvrant à augmenter ce nombre à 48 en 2024.
Yahia Bourit