dimanche , 29 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Hadj Tahar Boulenouar à propos de l’impact de la Covid-19</span>:<br><span style='color:red;'>«Plus de 50 000 commerçants et artisans ont cessé leurs activités»</span>

Hadj Tahar Boulenouar à propos de l’impact de la Covid-19:
«Plus de 50 000 commerçants et artisans ont cessé leurs activités»

Plusieurs secteurs d’activités ont subi de plein fouet les répercussions de la crise sanitaire due au coronavirus. En plus des importantes pertes financières engendrées par les différentes phases de confinement, de nombreux commerçants et artisans ont dû mettre la clé sous le paillasson.

Le président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA), Hadj Tahar Boulenouar, a révélé avec détails la situation des professionnels du secteur confrontés depuis plus de huit mois aux affres de la pandémie mondiale de la Covid-19.
Intervenant, hier, sur les ondes de la chaîne Une de la Radio nationale, Hadj Tahar Boulenouar, a avancé un chiffre qui donne le tournis. Il a fait savoir d’emblée que plus de 50 mille commerçants et artisans ont mis fin à leurs activités depuis le début de la pandémie en Algérie.
L’arrêt de l’activité est dû, précise M. Boulenouar, aux pertes financières enregistrées par les deux catégories professionnelles. «Les pertes financières ont été engendrées par la fermeture des commerces et boutiques ainsi que l’absentéisme des citoyens à procurer un certain nombre de produits», a-t-il indiqué.
Commentant la décision des autorités à propos de la fermeture, pour une durée déterminée, des commerces et la suspension de certaines activités, le président de l’ANCA a estimé qu’il s’agit d’«une décision difficile mais qui est, en contrepartie, nécessaire compte tenu de la situation sanitaire à laquelle fait face le pays».
«Vu la hausse des contaminations et le nombre de décès par le coronavirus, il était impératif d’aller vers la suspension des activités commerciales, et ce, afin de limiter la propagation de la Covid-19», a-t-il affirmé.
Dans le même sillage, M. Boulenouar a assuré que la limitation des horaires de travail pour un certain nombre d’activités commerciales et artisanales vise à réduire les rassemblements au niveau des commerces et espaces commerciaux. «Cette décision vise à la fois à sauvegarder les vies humaines et assurer un service minimum de la vie économique», a-t-il déclaré. M. Boulenouar a affirmé que les commerçants et les artisans sont «tenus de respecter les décisions de limitation des horaires de travail, car la période à venir sera difficile». Il a insisté, dans ce cadre, sur la double responsabilité qui pèse sur les commerçants et artisans. «Ils devront, à la fois, respecter les mesures de prévention et de protection contre le virus et d’exiger des clients l’application des dispositions sanitaires afin d’endiguer la maladie», a suggéré l’invité de la chaîne Une.
Par ailleurs, le président de l’ANCA a appelé les walis à adapter les récentes mesures avec les circonstances réelles du terrain. «Il ne faut pas imposer des mesures coercitives sur l’ensemble des commerçants ou artisans en tenant compte d’un groupe de professionnels du secteur qui n’ont pas respecté les dispositions sanitaires», a expliqué l’invité de la chaîne Une. Et d’ajouter : «Je lance un appel aux walis afin d’appliquer des mesures coercitives d’une façon ciblée, individuelle et non collective et généralisée, surtout au niveau des centres commerciaux».
Évoquant le volet des pertes causées par le confinement dû à la Covid-19, M. Boulenouar a appelé le gouvernement à faire perdurer l’octroi des primes et aides financières au profit des commerçants et artisans impactés par l’actuelle conjecture sanitaire. M. Boulenouar a indiqué enfin que la hausse des prix de la semoule, la farine, les pâtes et produits dérivés, enregistrée récemment n’est pas justifiée.
«Le stock dont nous disposons nous suffit jusqu’au premier trimestre de l’année 2021», rassure-t-il. Il a enfin demandé aux citoyens d’être conscients et de ne pas tomber dans le piège qui consiste à stocker ces produits de première nécessité».
Samir Hamiche