jeudi , 22 octobre 2020

Qui contrôle et qui s’inquiète de ces inepties sans limites…?»

On a appris que le bus de l’Office national du tourisme (ONAT), effectuera aujourd’hui, sa première navette dite «touristique», à travers les sites et monuments historiques de la ville d’Oran. Deux rotations d’une durée de 3 heures chacune, sont programmées chaque jour à 9h00 le matin et à 15h en après-midi. Le «bus touristique» précise-t-on, conduira les éventuels visiteurs vers une douzaine d’endroits où ils pourront contempler tour à tour, l’ancienne cathédrale devenue bibliothèque, le Palais de la culture, ex-Maison du Colon, encore en travaux de réfection, le Château-Neuf, le Palais du Bey et la Mosquée du Pacha toujours en attente de lancement d’un projet de réhabilitation, le Jardin Ibn Badis ex-Promenade de Létang, qui vient juste hier, de connaître une opération de nettoiement des déchets et détritus qui l’encombrent, la place Boudali Hasni, ex-Kléber à l’entrée de Sidi El Houari, le site des Bains turcs, l’Hôpital Baudens abandonné depuis des décennies dans un triste et lamentable état de décrépitude avancé et qui vient d’être «affecté» à la Mairie d’Oran après l’échec de tous les projets de restauration annoncés par les autorités locales successives, la porte du Santon où rien de beau ni de pertinent n’a été fait pour la mettre en valeur, et bien sûr, le fort de Santa Cruz et la Chapelle chrétienne, une église bien restaurée il faut dire, grâce a un projet initié et pris en charge par l’ambassade de France et le clergé local. Commentant, à leur manière, cette initiative des pouvoirs publics, les «mauvaises langues» réunies autour d’une tasse de café, ne s’empêchaient pas de ricaner et de dénoncer la forme et le contenu de cette action «bus touristique», qui, selon eux, est loin de pouvoir assurer la promotion de l’image de la ville d’Oran, ni encore moins de forger la culture du tourisme et des belles promenades urbaines. Il est vrai que l’état actuel de la majorité des sites inscrits au patrimoine, ne plaide pas en faveur d’une «attractivité» permettant l’essor de l’activité touristique. «Le point de départ du bus, face au magasin de l’Office du tourisme de la rue Khémisti qui est au cœur d’un «conflit» entre un opérateur privé, une association et la Direction du tourisme, illustre déjà le peu de rigueur et le tâtonnement qui entoure l’opération. Un local presque totalement vide, sans la moindre documentation ni information sur l’histoire et la culture de la Cité oranaise…». Par ailleurs, ajoute ce retraité oranais qui semble savoir de quoi il parle, «il ne suffit pas de créer une ligne de transport à travers les sites historiques pour espérer animer ce secteur pénalisé par bien d’autres carences et inepties…Même le grand logo peint sur le bus, une hideuse tête de lion «stylisée», n’est pas conforme à celui retenu pour les J.M. de 2021…A se demander qui fait quoi, et qui décide de quoi, qui coordonne, qui contrôle et qui s’inquiète de ces inepties sans limites…?».

Par S.Benali