mercredi , 25 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>C’EST OFFICIEL</span>:<br><span style='color:red;'>Report sine die de la rentrée scolaire</span>

C’EST OFFICIEL:
Report sine die de la rentrée scolaire

Le gouvernement et le conseil scientifique sont les plus à même d’apprécier la fiabilité d’une rentrée en octobre ou en novembre. Cette seconde option est, dit-on la plus vraisemblable. Ceci donnerait le temps à une meilleure maitrise de l’épidémie, sans compromettre l’année scolaire.

Prévue le 4 octobre, la rentrée scolaire a été officiellement reportée sur décision prise, avant-hier, par le ministère de l’Education nationale. Ce report qui était dans l’air depuis plusieurs semaines s’est donc vu confirmé, mais sans que les acteurs scolaires n’aient été informés de la nouvelle date de la reprise des enseignements. Le ministère de l’Education nationale a expliqué cette absence d’information par le fait que ce sont «les autorités publiques concernées par l’autorisation de la reprise de l’activité des établissements de l’éducation et d’enseignement publiques et privés», qui sont habilités à fixer la nouvelle date de la rentrée.
Dans l’arrêté du ministre de l’Education nationale, Mohamed Ouadjaout, rendu public ce jeudi, on y lit que cette décision vise la définition et l’organisation de certaines dispositions de l’arrêté n°82 du 19 octobre 2019, définissant l’agenda des vacances scolaires 2019-2020 et la date de la rentrée scolaire 2020-2021 amendé, les dispositions de l’article 5 de l’arrêté n°82 étant également amendé, relève que «la date de la rentrée scolaire des élèves dans toutes les régions pour l’année scolaire 2020-2021 fixée initialement le 4 octobre 2020, a été reportée de manière exceptionnelle».
L’exception étant expressément notifiée dans l’arrêté ministériel, l’on aura compris que la fixation de la date de la rentrée 2020/2021 ne dépendra pas spécifiquement du ministère de l’Education nationale, mais de la décision concertée entre l’Exécutif et le Conseil scientifique chargé de suivre la pandémie de Coronavirus. Le document du ministère qui s’appuie sur l’arrêté 82 est complété par l’article 5bis, annonce que «la rentrée scolaire 2020- 2021 dans toutes les régions (aura lieu ) sur la base de la décision des autorités publiques concernées par l’autorisation de la reprise de l’activité des établissements de l’éducation et de l’enseignement publiques et privés dans le cadre du système de prévention contre la propagation et la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), énoncé dans la législation en vigueur».
De fait, les élèves, leurs parents et le corps enseignant devront prendre leur mal en patience. Cet état de fait poursuit un objectif prioritaire qui consiste à éviter une forte propagation du virus avec le retour des élèves en classe. Il reste que cette rentrée scolaire étant incontournable, disent nombre d’observateurs, assurant qu’un rebond de l’épidémie est difficilement évitable quelque soit la date choisie pour le retour en classe. Mais cette thèse est contrée par une autre qui souligne la possibilité d’une maîtrise de la situation épidémique dans de très nombreuses wilayas. La baisse constante constatée ces dernières semaines est un motif d’espoir en faveur d’une rentrée sans Covid19. Mais encore faut-il ramener la contamination au niveau zéro dans un maximum de wilayas.
En tout état de cause, le gouvernement et le conseil scientifique sont les plus à même d’apprécier la fiabilité d’une rentrée en octobre ou en novembre. Cette seconde option est, dit-on la plus vraisemblable. Ceci donnerait le temps à une meilleure maitrise de l’épidémie, sans compromettre l’année scolaire qui est censée s’étaler jusqu’en juillet. L’on rappellera qu’habituellement, les enfants quittent les écoles à la mi-mai. C’est dire que l’Education a encore du temps pour s’organiser.
Anissa Mesdouf