vendredi , 27 novembre 2020

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Reprendre les choses en mains

La course vers le vaccin anti-covid entre clairement dans sa phase finale. Le pessimisme ambiant, qui a prévalu il y a juste quelques semaines de cela, semble céder le pas à un optimisme de plus en plus revendiqué par les Etats. Les annonces de Pfizer et de Moderna ont grandement contribué à ce vent d’optimisme qui fait dire à beaucoup, que le monde reprendra une vie normale au plus tard à la fin de l’année 2021.
Et même si des doutes persistent quant aux effets secondaires de ces deux vaccins, comme des dix autres qui sont en phase 2 ou 3, tous les discours aujourd’hui se tournent, dans les grands pays, sur le fait s’il faut rendre cette vaccination obligatoire ou non. Autrement dit, on est entré dans une ère tout à fait nouvelle dans notre perception de ce virus. Car même si on ne le crie pas fort, beaucoup de pays ont déjà fait commande auprès de ces deux grands laboratoires comme celui de Sanofis d’ailleurs, qui lui se dit prêt à livrer son vaccin au plus tard au mois de juin prochain.
Mais d’ici là et d’ici à ce que ces vaccins soient produits en grandes quantités, il reste encore à gérer ce flux de plus en plus grandissant des cas de contamination et de morts dus au coronavirus. La deuxième vague tant redoutée est déjà là, et elle fait plus de ravages que ce que nous avons vécus au printemps dernier. Dans le monde, mais aussi en Algérie la situation est des plus critiques.
Dans notre pays, le seuil des 1000 cas a déjà été dépassé. Les malades en réanimation avoisinent les 70, et en face les moyens sanitaires commencent à arriver à saturation. A cela s’ajoute un personnel médical au bout du rouleau après plus de 9 mois à faire face à cette épidémie. Une situation d plus en plus difficile à gérer et qui risque, si les comportement ne changent pas, d’échapper à tout contrôle et à compliquer une situation, déjà, des plus complexes.
Les dernières mesures prises par les pouvoirs publics abondent dans ce sens de redressement de la situation. Mais le plus important est le plus efficient de la lutte, ne peut venir que des citoyens eux-mêmes qui se doivent de respecter à la lettre les mesures barrières et d’éviter ainsi au pays une catastrophe sanitaire qui nous fera mal à tous les niveaux. L’Algérie qui a été parmi les rares pays à contenir et à gérer au mieux cette épidémie, ne peut se permettre ce relâchement observé ces dernières semaines, alors que nous sommes, nous et le monde entier, à quelques mois seulement pour venir à bout de ce maudit virus qui a mis la planète entière à genoux.
Par Abdelmadjid Blidi