mercredi , 25 novembre 2020

Retards et déficits en infrastructures d’accompagnement

Le nouveau pôle urbain «Ahmed Zabana» (Misserghine), en cours d’extension, bénéficiera, désormais, «d’une procédure administrative «accélérée», devant permettre, nous dit-on, de réaliser rapidement dans cette zone, des infrastructures sociales d’accompagnement, notamment 4 écoles primaires qui seront livrées dès la prochaine rentrée scolaire. Mieux vaut tard que jamais. L’information donnée par le site officiel de la wilaya, précise que les directions de l’exécutif concernées, redoublent d’efforts pour lancer tous les chantiers en souffrance. Mais il faut noter, que le projet de réalisation de ces 4 écoles primaires, n’a réellement démarré que le 6 novembre de l’an dernier avec l’ouverture des plis pour le choix des entreprises de réalisation. Ce qui évidemment, soulève certaines interrogations sur la conception et la coordination de ce grand projet d’habitat urbain lancé depuis longtemps. Comment comprendre que de très nombreuses familles puissent être logées, ou relogées sur un site ne disposant pas de structures élémentaires d’accompagnement indispensables telles que l’école, le centre de santé, la poste, le commissariat de police, les commerces ou encore le transport urbain. La Direction des équipements publics de la Wilaya, a certes, annoncé que les procédures administratives pour le lancement des chantiers de 2 CEM, 2 lycées, d’une polyclinique et d’une sûreté urbaine, devront être accélérées dans les prochaines semaines. Des bureaux d’études, précise-t-on, viennent d’être désignés pour superviser les 6 chantiers et les cahiers de charges pourront être élaborés prochainement. Difficile de comprendre pourquoi, à chaque opération, de nouveaux bureaux d’études, «maîtres d’œuvres», devraient être retenus pour ce genre de réalisations mille et une fois concrétisées ici et là et qui ne nécessitent pas une haute réflexion et conception architecturale. Notamment pour une école ou une sûreté urbaine dont on maîtrise déjà le contenu général du cahier des charges à élaborer. On sait que les premiers habitants de ce pôle urbain «Ahmed Zabana», aujourd’hui bien nombreux, ont exprimé leur désarroi et leur colère, à travers des rassemblements de protestation face à l’absence totale d’infrastructures d’accompagnement. Notamment en matière de transport, pour lequel rien n’a été prévu, étudié ou envisagé à l’avance pour éviter l’enclavement et l’isolement de ce pôle urbain après l’accueil des premiers habitants. A ce jour, des contacts seraient encore en cours avec les services concernés pour trouver une solution à l’absence de transport dans ce pôle urbain qui doit accueillir d’ici fin 2020, près de 15.000 autres habitants bénéficiaires de logements. On se souvient de l’ancien discours officiel sur la «future Nouvelle Ville d’Oran» qui devait être implantée près de la plaine de M’lata après Oued Tlélat. On se souvient de ces élucubrations annonçant un avenir urbain des plus radieux et harmonieux pour la Capitale oranaise…On se rend bien compte aujourd’hui, de l’ampleur des inepties et du laxisme qui gangrenaient la stratégie du développement local à travers, hélas, un grand nombre de dossiers en instance hérités par les nouveaux responsables locaux…
Par S.Benali