mercredi , 25 novembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>LA CAMPAGNE RÉFÉRENDAIRE EST À SON 4ème JOUR</span>:<br><span style='color:red;'>Révision de la Constitution : les partis en parlent</span>
© Ouest Tribune

LA CAMPAGNE RÉFÉRENDAIRE EST À SON 4ème JOUR:
Révision de la Constitution : les partis en parlent

Au plan de la mobilisation des forces politiques et de la préparation du scrutin, il n’y a pas ombre au tableau. Il reste à trouver les mots qui amènent les Algériens à s’intéresser à la campagne référendaire.

La campagne référendaire pour la révision constitutionnelle a consommé, hier, son troisième jour dans la discrétion, faut-il le souligner. Il n’y a rien d’étranger à cela, en ce sens qu’habituellement les campagnes électorales chez-nous, démarrent timidement et gagnent en intensité à mesure qu’approche le scrutin.
Pour l’heure, donc le citoyen ne sent pas la ferveur des militants et ces derniers semblent plus enclins à préparer la logistique. Mais cela ne veut pas dire que les leaders partisans n’ont pas commencé à mouiller le maillot. Et pour cause, les formations politiques les plus enthousiastes à l’idée de voir la Constitution adoptée par les Algériens ont investi le terrain, au premier jour. Il en est ainsi du parti Tajamoue Amel El Jazair (TAJ). Fatma Zahra Zerouati sa nouvelle présidente a débuté son périple par la wilaya de Chlef, en organisant un rassemblement populaire où elle a affirmé, entre autres garanties apportées par la nouvelle Loi fondamentale, «l’institution d’un Observatoire national de la société civile, appelé aujourd’hui à jouer son rôle et à consacrer les aspirations du peuple».
Pour Mme Zerouati, la «nouvelle Constitution porte de nombreux indicateurs de la part des autorités actuelles pour promouvoir la jeunesse». Un axe choisi en rapport avec l’une des préoccupations majeures du mouvement populaire. Pas très loin de Chlef et dans la ville côtière de Tipaza, le secrétaire général FLN, Abou El Fadhl Baadji, a estimé que le référendum sur le projet de révision de la Constitution constitue «un premier test politique du processus de changement». M.Baadji est convaincu que le succès du processus référendaire constitue «un gage de démocratie» en Algérie. Et d’ajouter que ce référendum «est un important rendez-vous politique pour le renforcement du processus de changement et garant du renforcement de la démocratie en Algérie».
L’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) a affirmé, dans un communiqué, que le référendum sur le projet de la Constitution, prévu le 1er novembre prochain, constituerait «un point de départ amorçant une nouvelle étape dans le parcours militant singulier du peuple algérien». L’ONM a estimé que le peuple algérien est «devant le devoir d’exprimer sa volonté le 1er novembre prochain et trancher l’amendement constitutionnel considéré comme le fruit d’un événement national très signifiant, vécu tout le long de l’année passée, en l’occurrence le Hirak populaire animé dans les différentes régions du pays ayant mis fin à vingt ans de tyrannie et de mise en péril des potentialités du pays».
Pour les Moudjahidine, leur participation à cette échéance «traduit l’importance que revêt ce rendez-vous dans les perspectives futures» et «la responsabilité historique à assumer vis-à-vis de ce devoir national». Le Moudjahid Salah Goudjil, qui s’est adressé aux membres du Conseil de la nation, en sa qualité de président par intérim de la Haute chambre du parlement, a affirmé que le contenu de ce projet et les amendements apportés afin d’«édifier la nouvelle Algérie qui répond aux aspirations du peuple». Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Salim Labatcha, a affirmé, depuis Annaba, que la nouvelle Constitution «préservera les acquis du peuple et de la classe ouvrière».
Lors d’un rassemblement avec les travailleurs, Labatcha a estimé que les revendications formulées par le Hirak du 22 février seront satisfaites grâce à la révision de la Constitution, exhortant les travailleurs à répondre à l’appel du devoir. Il a assuré, dans ce contexte, que les 28 propositions formulées par l’UGTA lors du débat sur le projet de la révision de la Constitution «ont été prises en compte». Cela pour l’entrée en campagne des partisans du « oui » au référendum sur la révision constitutionnelle. Au plan strictement organisationnel, l’on apprendra de la bouche du président de l’ANIE que son instance «a mis en place un arsenal de mesures réglementaires pour encadrer la campagne référendaire sur la révision de la Constitution qui représente l’enjeu de la démocratie et l’impératif d’opérer le changement revendiqué par le Hirak».
S’exprimant sur les ondes de la radio nationale, M. Charfi a souligné que l’ANIE avait veillé à garantir tous les moyens nécessaires pour le bon déroulement de la campagne, en instaurant pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante, un arsenal de règles destiné à encadrer cette campagne référendaire, aussi bien dans le volet audiovisuel que sur le terrain, précisant que ces mesures permettront d’assurer une bonne organisation de cette étape «charnière» dans l’édification de l’Etat de droit. Cela pour dire qu’au plan de la mobilisation des forces politiques et de la préparation du scrutin, il n’y a pas ombre au tableau. Il reste à trouver les mots qui amènent les Algériens à s’intéresser à la campagne référendaire.
Yahia Bourit