jeudi , 22 octobre 2020

Rumeurs, spéculations et fausses interprétations…

Hallucinant! Depuis quelques temps, certains présumés «analystes», très peu nombreux fort heureusement, ne cessent de surfer sur le registre des rumeurs et des fausses interprétations pour alimenter le spectre du chaos irréversible et de la corruption généralisée et irréductible, notamment, au sein des institutions à travers les collectivités locales. Des «dossiers», des «affaires louches», des «enquêtes», et autres supputations sont évoquées, dans certains médias, souvent sans références ni précisions permettant aux citoyens de faire la part des choses entre la réalité et la manipulation. Pour les observateurs avertis connaissant le parcours et la réputation de certains de ces agitateurs médiatiques introduits dans la profession par un accident de l’Histoire, les fausses informations et les ragots colportés ici et là ne sont motivés que par une curieuse envie de «casser du responsable» au niveau local ou national. La «chasse ouverte aux affaires de corruption», anciennes ou nouvelles, réelles ou supposées, a fini par installer à Oran un curieux et dangereux climat de doute et de suspicion pouvant bloquer les initiatives, les efforts et les élans des responsables gestionnaires honnêtes et sincèrement engagés sur le front du progrès et du développement. Évoquant il y a quelques jours, les missions régulières d’inspection effectuées par les services de Wilaya à travers les communes, une procédure normale et courante relevant des prérogatives de l’inspection générale de la wilaya, certains n’ont pas hésité à présenter ces actions comme autant «d’enquêtes policières ou judiciaires» visant presque toutes les Commune de la Wilaya. Des commissions d’étude et d’analyse des comptes publics, souvent envoyées par la cour des comptes auprès des institutions locales, sont également présentées comme «des alertes avérées au vol et à la dilapidation des deniers publics» ayant motivé le déplacement des «enquêteurs». Et d’un raccourci à un autre, ces mêmes manipulateurs, très souvent cachés dans l’anonymat des réseaux sociaux, déforment abusivement les faits et la réalité du terrain local oranais qui serait définitivement gangrené par des dérives, des malversations et des affaires de corruption datant parfois de plusieurs années. Il est bien évident, hélas, à Oran comme ailleurs, que des projets et des opérations ont servi au partage mafieux de la rente et à l’enrichissement illicite de certains barons du système. Bon nombre d’acteurs connus dans l’opinion publique oranaise, sont aujourd’hui installés en «hommes d’affaires» en «personnalité politique» ou en «notable respecté» après avoir profité et abusé de passe-droits et de prédation sur le patrimoine foncier et immobilier de la collectivité locale. Terrains urbains, foncier agricole, logements, actifs abandonnés par d’anciennes sociétés dissoutes, prêts bancaires non remboursés et bien d’autres indus avantages ont permis à tel ou tel de se hisser au rang de la «notabilité usurpée». Et parmi eux, certains oublient leur tare, et faisant fi du principe de la présomption d’innocence, ils condamnent et clouent au pilori de nouveaux mis en cause, sans même attendre le verdict d’un tribunal. Particulièrement visés par les écrits et les commentaires virulents, les deux ex-walis, Boudiaf Abdelmalek et Zaalane Abdelghani sont déjà «guillotinés» par ceux, nombreux qui, à l’époque, ne cessaient de les applaudir, de louer leurs vertus, et même de demander publiquement au premier ministre de passage «leur maintien en tant que Wali à Oran…». L’Histoire réserve parfois de drôles d’épisodes…

Par S.Benali