mardi , 25 janvier 2022
<span style='text-decoration: underline;'>Le Pr Djenouhat à propos de la vaccination anti-Covid-19</span>:<br><span style='color:red;'>«Sans le pass sanitaire, il est très difficile d’atteindre l’objectif fixé»</span>

Le Pr Djenouhat à propos de la vaccination anti-Covid-19:
«Sans le pass sanitaire, il est très difficile d’atteindre l’objectif fixé»

Le professeur Kamel Djenouhat, président de la Société algérienne d’immunologie, a affirmé hier que la hausse des contaminations par le coronavirus se poursuivra dans les prochains jours.

Intervenant sur les ondes de la chaîne III de la Radio nationale, il a averti que «la tendance haussière des contaminations par le coronavirus va se poursuivre dans les prochains jours». Interrogé sur la réticence face à la vaccination anti-Covid-19, il a affirmé que celle-ci est due à l’influence des réseaux sociaux. «Même dans les pays développés, le taux de vaccination ne pourra jamais atteindre, les 70, ou 90% de personnes vaccinées sans que des instructions fermes ne soient appliquées par les autorités», a-t-il suggéré.
Pour le Pr Djenouhat, sans une obligation du pass sanitaire, il est très difficile d’atteindre l’objectif fixé, à savoir arriver au 70% de la population vaccinée. Il a affirmé qu’au niveau des endroits fermés, l’accès doit être conditionné par la présentation d’un pass sanitaire. Interrogé sur le manque d’engouement pour la vaccination au sein même du personnel de la santé, le praticien a affirmé que c’est inadmissible que le taux de vaccination parmi les membres du staff soignant ne dépasse pas 20%. Revenant au sujet de la hausse des contaminations, il a affirmé que le rebond des cas de la Covid-19 est prescriptible depuis deux semaines. «Le fait est là, on est passé de 70 à 90 cas par jour à un bilan de 150 à 200 nouveaux cas, et je pense que ce chiffre va continuer à augmenter avec le froid, les espaces fermés et le relâchement observé sur le respect des mesures de prévention», a-t-il déclaré.
Interrogé pour savoir s’il s’agit de la quatrième vague, le professionnel de la santé a affirmé que le plus important ce n’est pas la dénomination mais la cadence de propagation du virus et du nombre de contaminations. «Si le pic sera de 300 à 400 nouveaux cas par jour on peut le maitriser, par contre si le nombre de contaminations sera de 1000 cas par jour on sera dépassé comme c’était le cas durant les mois de juillet et août précédents», a-t-il détaillé. « Ce qui m’étonne c’est lorsqu’on rencontre les gens qui me disent à chaque fois’’ est-ce que la quatrième vague va venir», a-t-il ajouté, affirmant que «la vague ne vient pas, on la ramène».
Le Pr Djenouhat a ajouté dans le même contexte que «la quatrième vague dépendra du comportement des citoyens». Pour l’invité de la chaîne III, le comportement des citoyens dépend de deux mesures, à savoir le port du masque et la vaccination «si nous voulons vraiment atténuer l’impact de la vague qui s’annonce».
À une question sur le nouveau variant baptisé Omicron, l’intervenant a affirmé que celui-ci est le premier variant qui présente 50 mutations, parmi les 50 mutations, 32 touchent la protéine spike. «Le variant Omicron est caractérisé par une contagiosité très élevée», a-t-il ajouté, affirmant qu’il ne s’attendait pas à une baisse du taux de l’efficacité des vaccins face à cette nouvelle souche.
Samir Hamiche