lundi , 17 mai 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Djamel Kaouane annonce que l’Etat soutiendra la presse et révèle:</span>:<br><span style='color:red;'>«Sans le soutien direct ou indirect de l’Etat, aucun média ne pourrait survivre»</span>
© Ouest Tribune

Djamel Kaouane annonce que l’Etat soutiendra la presse et révèle::
«Sans le soutien direct ou indirect de l’Etat, aucun média ne pourrait survivre»

Malgré l’aide de l’Etat, beaucoup de titres traînent encore des dettes auprès des sociétés d’impression publiques. A ce propos, le ministre a indiqué que ces dettes sont «très importantes». Ce qui rend problématique la survie de certains titres dans un contexte de marché publicitaire «en crise».

L’Etat continuera à soutenir la presse nationale, a assuré, hier, le ministre de la Communication. Intervenant dans une émission de la chaîne 3 de la radio nationale, Djamel Kaouane a mis en avant le rôle prépondérant de l’Etat dans la pérennité de la presse nationale, arguant que sans l’intervention volontariste des pouvoirs publics à toutes les phases de fabrication de journaux, ces derniers, n’auraient pas survécu. En effet, à ce jour, le champ d’intervention de l’Etat est identifié. «Il s’agit d’un soutien indirect à travers la publicité institutionnelle et l’impression des journaux», a expliqué le ministre, faisant observer que «de bout en bout de la chaîne, le papier et les intrants sont soutenus». Cela, tout en soulignant la présence constante de l’Etat aux côtés de ce secteur sensible, à travers, prochainement, l’activation du Fonds d’aide à la presse, actuellement en cours de constitution. Il faut savoir que «d’une manière directe, il y aura des aides à travers le Fonds d’aide à la presse», précisant que «sans ces formes de soutien direct ou indirect et sans le soutien de l’Etat, aucun média ne pourrait survivre à un marché très difficile».
Tous ces signes d’aide au quotidien démontrent que «l’Etat ne se désengagera pas de son soutien multiforme à la presse, impactée par la crise économique qui touche l’Algérie, à l’instar des autres pays dans le monde», a rassuré M. Kaouane, non sans rappeler la responsabilité des éditeurs de presse eux-mêmes qui doivent, de leur côté, «trouver les ressources nécessaires pour passer ce cap et se redéployer», dira le ministre. Et pour cause, il y a lieu de souligner que malgré cette aide massive, beaucoup de titres traînent encore des dettes auprès des sociétés d’impression publiques. A ce propos, le ministre a indiqué que ces dettes sont «très importantes». Ce qui rend problématique la survie de certains titres dans un contexte de marché publicitaire «en crise». L’on apprendra à ce propos, que «les chiffres d’affaires de certains annonceurs, ont chuté de plus de 60%, ce qui a eu des effets sur les médias» a-t-il relevé. Sur le sujet, le ministre invite les entreprises de presse à revoir leur «modèle économique». Pour M.Kaouane, c’est là la seule issue à la situation que vit la presse présentement. Et ceux qui attendent une nouvelle loi sur la publicité, celle-ci, n’a pas vocation à gérer les trésoriers des journaux. Elle «ne concerne pas le volume d’annonces destinées aux journaux, elle relève d’une question de régulation, d’éthique et de contenu». Concernant la mise en place de l’Autorité de régulation de la presse écrite (ARPE), il a indiqué que «c’est une priorité qui figure dans le plan d’action du gouvernement». Cette autorité figure sur les engagements du président de la République et de ce fait, elle verra certainement le jour. L’occasion pour le ministre de la Communication de rendre hommage au chef de l’Etat pour les réformes engagées dans la modernisation du secteur, notamment à travers la création des différents organes de régulation qui constituent «une avancée importante» pour le secteur de la communication.
Evoquant la question de la liberté d’expression dans le pays, le ministre a précisé qu’elle est «pleine et entière» et qu’elle est «consacrée par la Constitution». Concernant de prétendues pressions subies par la presse, M. Kaouane nie l’existence de telles pressions: «nous n’exerçons aucune pression sur les médias et nous regardons avec une certaine bienveillance son évolution, y compris dans ses excès. Nous ne sommes pas les rédacteurs en chef de la presse algérienne et notre rôle n’est pas d’être des commissaires politiques», a-t-il affirmé.
M. Kaouane a rappelé en outre, que «le président de la République veille scrupuleusement au respect de la liberté d’expression». Et d’indiquer: «notre mission est de veiller à ce que l’engagement et le souci du Président soient traduits dans la réalité».
Mais cette liberté ne doit pas se confondre avec l’insulte. Aussi, «il appartient à la presse de veiller à ne pas tolérer les abus et les atteintes aux personnes qui sont malheureusement presque quotidiens», a relevé le ministre.
Alger: Smaïl Daoudi