mercredi , 28 octobre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Son P-dg a répondu aux rumeurs sur l’ouverture de son capital</span>:<br><span style='color:red;'>«Sonatrach n’est pas à vendre»</span>

Son P-dg a répondu aux rumeurs sur l’ouverture de son capital:
«Sonatrach n’est pas à vendre»

La réponse sèche et sans bavure du premier responsable de Sonatrach sur la nature juridique de l’entreprise est intervenue après que des médias se soient empressés d’annoncer l’éventualité de l’ouverture de capitale du groupe pétrolière public, en se basant sur les déclarations d’un des Vice-présidents de Sonatrtach.

La nouvelle polémique sur la prétendue ouverture de capitale de Sonatrach, a fait réagir son PDG Abdelmoumen Ould Kaddour pour y mettre un terme. Pour M.Ould Kaddour qui se trouvait ce jeudi à Hassi R’mel, la compagnie pétrolière nationale «appartient totalement et pour toujours à l’Etat algérien».
Le propos est net et il ne devrait y avoir aucun doute sur les intentions du gouvernement sur cette question précisément.
Le PDG ne pouvait pas être plus clair sur le sujet. «Le groupe Sonatrach appartient à 100% à l’Etat et appartiendra toujours à 100% à l’Etat et il n’y a pas de négoce dans cela» a-t-il souligné, comme pour fermer définitivement la porte à une polémique stérile.
La réponse sèche et sans bavure du premier responsable de Sonatrach sur la nature juridique de l’entreprise, est intervenue, après que des médias se soient empressés d’annoncer l’éventualité de l’ouverture de capitale du groupe pétrolière public, en se basant sur les déclarations d’un des Vice-présidents de Sonatrach.
Bien que ce genre d’interprétations paraissaient de prime à bord, incongru, l’information a fait son bonhomme de chemin et la polémique s’est installée autour d’un secteur d’une sensibilité avérée, ce qui a amené des commentaires quelque peu mensongers sur les intentions du gouvernement. Ainsi, l’information donnée récemment par des médias selon laquelle la compagnie serait en discussions avec des partenaires pour céder des parts et changer le contrôle de certaines de ses filiales, n’était pas du tout vraie. Il est néanmoins vrai que le Vice-président Activité Exploration et Production de Sonatrach, Salah Mekmouche, s’est exprimé sur une émission de la radio nationale. Mais le propos du responsable a été évidemment mal compris ou mal interprété.
Les discussions avec des partenaires pour céder des parts de l’entreprise ainsi que le changement de contrôle de certaines de ses filiales, telle que rapportées par ces médias, n’avaient aucun sens, insiste M.Ould Kaddour. Il dira que le groupe qu’il dirige, a opté pour le partage ses risques liés aux investissements, avec ses partenaires. Ce qui n’a rien à voir avec une quelconque ouverture de capital. «C’est une stratégie économique (…) nous essayons de ramener des partenaires pour partager le risque avec eux. C’est du business. Mais de là, à céder des champs ou autres, nous n’en avons jamais parlé» a expliqué le P-dg. Cela, pour dire que les propos de M. Mekmouche avaient été totalement déformés. Et comme pour souligner le bien fondé de la démarche du groupe pétrolier, M. Ould Kaddour relève que la participation du partenaire de Sonatrach dans la prospection et le développement d’un champ, procure un avantage certain, en ce sens qu’il donne à l’Algérie un accès direct à la technologie, ainsi qu’au fonds nécessaire pour développer l’amont et l’aval pétrolier.

Alger: Smaïl Daoudi