lundi , 18 janvier 2021

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Sur le bon chemin

Après les députés de l’Apn, les sénateurs du Conseil de la nation ont adopté le projet de loi relatif à la protection et la lutte contre les crimes d’enlèvement. Une nouvelle mouture de texte de loi qui est de loin la plus sévère dans l’histoire du pays puisqu’elle prévoit des peines sévères allant jusqu’à la perpétuité et même la peine capitale.
Une sévérité exigée par de grands pans de la société, qui ont manifesté leur colère lors de douloureux actes d’enlèvement d’enfants dans plusieurs régions du pays. Un phénomène d’enlèvement qui a sérieusement ébranlé la société. Et il faut dire qu’il y a de quoi se révolter face à l’horreur de ces actes où souvent les bourreaux ne manifestent aucune pitié envers leurs victimes, auxquelles ils font sévir les pires sévices, allant de la torture au viol et finissant souvent par l’assassinat.
Les noms de ces enfants qui ont été victimes de ces animaux, entre Sheima et les autres, à Constantine, Oran ou ailleurs sont devenus les enfants de tous les Algériens et de toutes les familles qui voyaient le danger rôder autour de leur propre progéniture, et attendaient que le gouvernement agisse avec vigueur pour faire face à ce phénomène inquiétant. Et c’est chose faite aujourd’hui avec ce texte de loi articulé en 54 articles, qui a mis en avant d’un autre côté la nécessité de tout mettre en œuvre pour pousser les auteurs de ces crimes à revenir sur leurs actions et sauver les vies des enfants enlevés, puisqu’il prévoit des excuses absolutoires et des circonstances atténuantes induisant une suppression ou l’allégement de la peine, s’il est mis fin délibérément à l’enlèvement.
L’objectif suprême dans ce genre de lois est d’arriver à anticiper les choses. En optant pour des peines les plus dures allant jusqu’à la peine de mort, il s’agit de créer cet électrochoc nécessaire chez les délinquants et les malades sexuels entre pédophiles et autres. Mais aussi, il s’agit d’affaiblir le crime organisé où des bandes utilisent le kidnapping pour exiger des rançons que doivent verser les familles de victimes.
Des situations appelées à changer à l’avenir, car ces comportements sont étrangers à la société algérienne et ne peuvent continuer à sévir dans notre pays. Et il est sûr qu’avec cette loi nous sommes sur le bon chemin.
Par Abdelmadjid Blidi