mardi , 29 septembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>La filiale Low-cost de la compagnie française Air France </span>:<br><span style='color:red;'>Transavia arrive à Oran</span>

La filiale Low-cost de la compagnie française Air France :
Transavia arrive à Oran

La filiale Low-cost de la compagnie française “Air France, Transavia’, vient d’obtenir la plus grosse partie des droits entre Paris et Alger et a été désignée sur Paris et Oran. Cela survient après que la filiale a réussi à obtenir plus de 30% de ses créneaux horaires de décollage et d”atterrissage à Orly. Le groupe Air France est le grand gagnant de la redistribution de ses autorisations de vols vers des pays tiers, les droits de trafic, notamment sur le juteux marché franco-algérien.

Il a obtenu également les droits pour exploiter Paris-Constantine, Paris-Sétif, Paris-Tlemcen. Ce n’est pas tout. Transavia obtient aussi des vols à Lyon pour Bejaïa, Constantine et Oran. Déjà présente sur les axes desservis par Aigle Azur, Air France a obtenu des autorisations à Marseille, Nice et Toulouse pour desservir Alger et Oran en plus à Toulouse. Air France et sa filiale Transavia sont les grands gagnants de la redistribution des droits de trafic de la défunte Aigle Azur. Ryanair, Easyjet et Vueling, sont en revanche les grands perdants. Air France n’a pas eu besoin de reprendre Aigle Azur, disparue le mois de septembre de l’année passée, pour récupérer ses principaux points forts. ASL Airlines a de son côté, obtenu les droits sur la ligne Paris-Annaba et des renforcements de fréquences sur Alger, ainsi que des vols au départ de villes régionales (Lyon-Alger, Lille-Alger et Lille-Oran). Vu ce qu’a obtenu le groupe Air France, il est loin d’être certain que ces droits répondent pleinement aux espérances de la direction. Déjà présente sur l’Algérie, ASL Airlines tablait en effet, sur un renforcement des vols entre Paris et Alger et, dans l’hypothèse de l’arrivée d’un troisième acteur tricolore sur cet axe (le maximum autorisé côté français, sachant qu’Air France est déjà présente), elle pourrait ne pas comprendre qu’un nouvel acteur dispose davantage de droits qu’elle, alors qu’elle avait déjà postulé il y a trois ans, lors de la redistribution des autorisations de vols d’Air Méditerranée. ASL Airlines espérait par ailleurs, être désignée sur la ligne Paris-Oran aux côtés d’Air France, or c’est Transavia qui a été choisie. Sur cette ligne, seules deux compagnies françaises sont autorisées. La compagnie Low-cost espagnole Volotea, a quant à elle, obtenu des vols au départ de certaines métropoles régionales: Lyon-Sétif et Bordeaux Alger et la totalité des villes algériennes au départ de Marseille à l’exception d’Alger. D’autres n’ont rien eu, comme Ryanair et Easyjet, qui avaient formulé de nombreuses demandes.
Mais, le fait d’avoir postulé avec des compagnies établies à l’étranger, alors qu’elles disposaient d’établissements en France, les a éliminées. Cette distribution était en effet, réservée aux compagnies établies dans l’Hexagone au sens du droit européen, avait expliqué la direction générale de l’aviation civile dans son cahier de charges. C’est-à-dire, qu’elles devaient disposer d’une base d’exploitation en France, d’une infrastructure sur le territoire national et des salariés qui y exercent une activité stable, habituelle et continue et qui représente de l’emploi en France. Avec ses bases en France, «Easyjet» répond à ces critères mais la demande de droits de trafic a été établie au nom d’«Easyjet Uk». Pour d’autres raisons, Vueling, qui avait obtenu des droits d’Air Méditerranée il y a trois ans, n’a pas été retenue non plus. Avec cette redistribution, le passager algérien aspire grandement à de grands changements, notamment en ce qui concerne les tarifs des billets à l’aune de la grande concurrence opposant les compagnies autorisées à le transporter.
Mohamed Aissaoui