dimanche , 25 octobre 2020

Tricheries et irrégularités commises dans l’impunité

Entre autres projets qui traînent en longueur, celui des 1.252 logements destinés au relogement des occupants de «Batimat Taliane» n’est toujours pas réceptionné. Initié abusivement selon certains experts, ce projet demeure truffé de paradoxes et de non-dits, notamment en ce qui concerne «l’exposé des motifs « devant justifier son inscription et sa consistance jugée exagérément coûteuse. On se souvient que l’idée a été lancée par l’ancien wali devenu ministre de la Santé qui avait évoqué la récupération de ce site urbain très convoité, très proche de la résidence officielle de la Wilaya, pour y implanter disait-il un «mini Wall street, un quartier d’affaires regroupant les sièges d’institution financière. Mais conscients de la haute valeur marchande et urbaine de l’assiette foncière d’implantation de leur immeubles, les résidents de «Batimat Etalian», recasés dans les années 70 des vieux immeubles en voie d’effondrement à Sidi El Houari, ont accentué les pressions pour obtenir non seulement une nouvelle cité sur un site urbain dans la commune d’Oran, mais avec trois plus de logements que ne compte leur cité d’habitat actuelle. Il est vrai qu’avec le temps, et la démographie, bon nombre de logements de «Batimat Ettalian» étaient disait-on, partagés par deux ou trois familles nouvellement constituées. Mais selon des «mauvaises langues avisées», après l’annonce de la démolition de ces bâtiments préfabriqués que l’on déclare aujourd’hui, quarante ans plus tard, dangereusement truffés d’amiante cancérigène, beaucoup ont fait appel à leur proches, mariés, pour «partager» avec eux l’appartement en attente du passage des membres d’une «commission de contrôle et de recensement» installée à cet effet. Après des mois de tensions et de conflits entre la Wilaya et les résidents, c’est à l’arrivée du Wali Zaalane que la situation allait finalement être «débloquée» à l’avantage exclusif des occupants de «Batimat Etalian» qui bénéficieront du site du parc à matériel de Batior, une entreprise publique de construction en difficulté, qui sera délocalisée à Chtaibo. Mais le lancement du chantier, et la réalisation des travaux seront incroyablement perturbés par diverses contraintes techniques, administratives et financières qui ne cesseront de retarder la date de livraison du projet. Un peu comme une sorte de fatalité, ou, comme disent les «mauvaises langues» de «punition du destin» mécontent des tricheries et des irrégularités commises dans l’impunité par tous les acteurs concernés…
S.Benali