jeudi , 25 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Mostaganem</span>:<br><span style='color:red;'>Trouble de l’ordre public aux cités Wiam et Radar</span>
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Mostaganem:
Trouble de l’ordre public aux cités Wiam et Radar

Des dizaines d’habitants, notamment des jeunes de la cité Wiam dans la commune de Sayada, et distante de trois kilomètres de Mostaganem, ont fermé la route qui mène du douar El Hachem jusqu’au chef lieu de wilaya en passant par ladite pour protester contre leur exclusion de la liste de bénéficiaire de logements (voir article paru dans notre édition du vingt du mois courant).

Les demandes de logements des protestataires ne datent que de l’année écoulée. Dans un souci d’apaiser les esprits et de rendre à la raison les troubleurs de l’ordre public, le wali a reçu à sa demande des représentants de ces derniers. Il leur a dit franchement « Est-il logique que cent cinquante habitants de la cité Wiam ont bénéficié chacun d’un logement social l’année écoulée, et que cette année d’autres de la même cité en bénéficient, alors que des milliers habitant des maisons précaires dans plusieurs endroits du faubourg ancestral et populaire de Tigditt et autres quartiers de la ville de Mostaganem soient encore privés. Leurs demandes de logements datent de plus d’une décennie. Il convient d’indiquer que les logements construits ou en cours d’achèvement à la cité Radar dans la commune de Sayada, située en face de la cité Wiam sont destinés aux familles de Mostaganem remplissant les conditions.
La commune de Mostaganem connaît un problème aigu du foncier. Quant aux protestataires de la cité Wiam, ayant rejeté les propositions du wali ayant trait à les faire bénéficier de logements sociaux lors des prochaines distributions qui interviendront après celles concernant les familles de Mostaganem sus évoquées, ont persévéré dans leur mouvement en continuant à fermer la route et à brûler des pneus.
Et mardi soir, ils ont squatté des logements dans la cité Radar. Compte tenu de l’obstination des intrus qui ne voulaient pas tempérer aux injonctions des gendarmes et manifestaient une hostilité, il a été fait appel à l’unité d’intervention régionale du Darak El Watani qui au lever du soleil, jeudi, s’est rendue à la cité Wiam.
Elle fut reçue par des jets de pierres lancées par les squatteurs qui étaient montés sur les terrasses des immeubles. Ainsi, les enfants ont été empêchés de rejoindre l’école. Toutefois, les gendarmes sont parvenus dans l’après midi de jeudi de vider les logements squattés et à rétablir l’ordre public qui était sérieusement troublé, et ce après de gros efforts déployés par les forces de l’ordre .La situation est maîtrisée.
Les gendarmes continuaient à assurer l’ordre par leur présence. Nombre de gens des cités Wiam et Radar ainsi que de Mostaganem ont critiqué sévèrement les actions malheureuses des jeunes inconscients, d’autant plus que notre pays, faisant l’objet de menaces externes, a besoin de la mobilisation de tous pour y faire face. Le pays est visé, donc il est indigne de créer des conflits qui ne servent que l’intérêt des ennemis. L’heure est à la cohésion et à l’union nationale pour préserver la sécurité et la stabilité dans le pays.
Charef. N