dimanche , 28 février 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Recensement des biens communaux d’Aïn El Türck</span>:<br><span style='color:red;'>Un dossier qui réservera beaucoup de surprises</span>

Recensement des biens communaux d’Aïn El Türck:
Un dossier qui réservera beaucoup de surprises

Après le dossier du foncier à Aïn El Türck qui a fait et continue de faire couler beaucoup d’encre, celui des biens communaux est une autre épreuve qui risque de donner du tournis aux pouvoirs publics locaux pour ce qu’il réserve comme surprises si l’on venait à l’éplucher de fond en comble.

De toutes les assemblées populaires qui se sont succédé à la gestion des affaires communales de la commune d’Aïn El Türck, l’administration de ce dossier a été une épine dans l’os pour l’élaboration des budgets primitifs et supplémentaires annuels, malheureusement, souvent approximatifs, en raison de l’incohérence qui caractérise le fichier des biens communaux, dont la contenance a anciennement souffert de manipulations malveillantes. Ces biens mobiliers et notamment immobiliers, censés procurer des ressources importantes pour les budgets des entités décentralisées et contribuer donc au renforcement de leurs autonomies financières et de leur développement économique, n’enregistrent que de maigres, pour ne pas dire d’insignifiants apports fiscaux pour la collectivité d’Aïn El Türck. Aussi, ce patrimoine mobilier et immobilier diversifié devant en principe servir de support matériel à toutes les activités entreprises par l’APC, se trouve être son maillon faible. Et c’est à juste titre, que lors d’une émission sur les ondes de la Radio nationale, le président de la Cour des Comptes, Abdelkader Benmaarouf avait déclaré que « beaucoup de communes ont des instruments qu’elles peuvent utiliser de façon rigoureuse pour améliorer leur ressources budgétaires mais qu’elles négligent», tout en relevant que les communes ignoraient pour la plupart leur portefeuille fiscal ». M. Benmaarouf estime d’ailleurs « nécessaire pour les collectivités locales, notamment en cette période de crise, de s’éveiller à la maîtrise des droits et taxes qui relèvent de l’attribution stricte de la commune et non de l’Etat ou de ses démembrements en utilisant toutes les voies et moyens pour améliorer leurs ressources ».
Faire aujourd’hui l’inventaire du patrimoine communal d’Aïn El Türck ne sera pas une simple sinécure car il faudra remonter à au moins deux ou trois décennies derrière pour pouvoir déterminer avec exactitude sa contenance et déceler ce qui a été, d’une manière ou d’une autre, «sorti», comme dénommé dans un jargon familier à certains observateurs de la scène locale, du sommier du consistance et d’en déceler surtout les failles qui ont permis à certains biens de disparaître dans la nature. La tâche est ardue, certes, mais elle trouvera toute l’adhésion de la population locale, offusquée par ces dilapidations de foncier et de biens communaux orchestrées depuis des années par des personnes insoupçonnées jusque là et demeurées surtout impunies. Ceci dit, l’on croit savoir qu’une commission est à pied d’œuvre pour une opération de recensement des biens mobiliers et immobiliers de la commune, et c’est tant mieux. Prendre du temps est nécessaire pour mener à bien cette mission.
Karim.B