mardi , 2 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>1er novembre 1954- 1er novembre 2020 </span>:<br><span style='color:red;'>Un jour de vote et de commémoration</span>

1er novembre 1954- 1er novembre 2020 :
Un jour de vote et de commémoration

Hier c’était jour de vote. Jour de vote mais aussi jour de commémoration. Car hier, 1er novembre, les Algériens fêtaient le 66ème anniversaire du déclenchement de la glorieuse révolution nationale qui allait mettre fin à 132 ans de colonialisme. Hier aussi, ils prenaient date avec une nouvelle ère de leur jeune histoire. Un référendum populaire autour des amendements de la Constitution sensé mettre le pays sur une nouvelle orbite, ouvrant de nouvelles perspectives pour toute la nation.

Les taux de participation, en cours de journée, étaient disparates d’une wilaya à une autre. Il faut dire aussi que la situation sanitaire que traverse le pays à cause du coronavirus et l’imposant protocole mis en place pour éviter les contaminations a un peu alourdi l’opération électorale, qui au moment où nous mettons sous presse, s’est globalement déroulée dans de bonnes conditions, selon les échos qui nous sont parvenus. Mais le protocole mis en place a été, de toute façon, bien accueilli par les électeurs, qui pour la plupart d’entre eux s’y sont pliés avec grande responsabilité. La conjoncture sanitaire particulière que traverse le pays n’a pas entamé la volonté de beaucoup d’électeurs qui ont tenu à accomplir leur devoir électoral et se prononcer sur ce projet de Constitution où ils sont le grand acteur pouvant faire pencher la bascule dans un sens comme dans un autre.
La campagne référendaire qui a précédé ce jour de vote aura été un important moment d’explication qui a permis aux citoyens de saisir la particularité de ce moment historique que traverse la nation.
Les trois semaines qu’a duré cette campagne ont eu ce mérite de mettre en lumière les changements qu’apporte cet amendement et d’éclairer les citoyens sur plusieurs aspects qui font que cette nouvelle mouture de la Constitution tend, dans plusieurs de ses articles, à rompre avec les gestions et les pratiques politiques du passé et à consacrer une rupture totale, notamment , avec ce que nous avons vécu ces dernières années.
Par ailleurs, l’un des principaux enjeux de ce vote reste le taux de participation. Peut être pas le seul c’est sûr, mais un point de la plus grande importance. Un taux que nous ne pouvons communiquer, malheureusement, à nos lecteurs à cause des éternelles et pesantes contraintes de bouclage (un autre problème crucial de la presse écrite). Un taux de participation final qui devait être donné tard dans la soirée d’hier ou même aux premières heures de ce lundi. Quoi qu’il en soit, il faut relever que cette opération de vote n’a pas connu d’incidents majeurs comme relevé par le président de l’Anie, Mohamed Charfi, dans chacune de ses interventions tout au long de ce dimanche.
Cette échéance électorale majeure, il faut le signaler, et le choix de cette date chère aux cœurs des Algériens constitue un pont solide de l’histoire de notre pays qui continue sa marche en avant et sa détermination à édifier un Etat fort. Fort de ses valeureux enfants, mais aussi de ses institutions démocratiques qui sont l’émanation de la volonté du peuple algérien, qui a encore une fois eu en ce dimanche 1er novembre, un autre rendez-vous avec l’histoire.
Nadera Belkacemi