dimanche , 27 septembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Agence nationale de médicament </span>:<br><span style='color:red;'>Un outil de souveraineté nationale du médicament, selon le Pr. Mansouri</span>

Agence nationale de médicament :
Un outil de souveraineté nationale du médicament, selon le Pr. Mansouri

L’Agence nationale de médicament accuse un immense retard sur le calendrier national souffrant d’un manque criard de tout ce qui fait d’elle une Agence de souveraineté nationale du médicament.

Ce constat est fait hier sur les ondes de la Radio nationale par son directeur Kamel Mansouri, qui dira cette agence créée depuis 2008, ne devient opérationnelle dès juillet 2020.
Etant donné que la sphère du médicament, indique M. Mansouri, a connu des révolutions à l’échelle mondiale, son challenge est de passer du médicament chimique au médicament bio-thérapeutique. Pour le même responsable, son rôle est d’assurer le passage de cette catégorie de médicament en procédant par l’évaluation, son contrôle et la promotion de sa production nationale. « Cette catégorie de bio-médicaments indiqués par exemple en hématologie, en oncologie, les maladies orphelines, les dérivés sanguins, les anticoagulants coûtent le plus au budget de l’Etat », explique-t-il et d’ajouter, « Ces médicaments, a-t-il rappelé, sont essentiellement des médicaments spécifiques destinés aux hôpitaux et encourager les opérateurs nationaux privés installés en Algérie auront la charge de réduire cette facture et permettent d’honorer les besoins de la pharmacie centrale algérienne (PCA), chargée à son tour d’approvisionner les centres hospitaliers et établissements hospitaliers universitaires (EHU) ».
Après un réel challenge de restructuration, de réadaptation et d’acquisition effectuées suite aux dernières orientations du président de la République, explique l’hôte de la radio nationale, il a été question actuellement d’avoir « une Agence qui est opérationnelle et effective tant bien que mal, sans pour autant omettre de dire qu’il reste toutefois beaucoup de choses à faire pour son développement».
Ainsi, M. Mansouri a qualifié son agence « d’un instrument de souveraineté nationale ».
Cette agence, explique M. Mansouri, est chargé d’assurer l’homologation de tout ce qui relève du pharmaceutique en général et qui veille à mettre une politique nationale du médicament dont l’aspect financier à savoir la réduction de la facture des importations médicamenteuses. « Et pour réduire la balance importation-exportation l’on se doit de respecter le rapport qualité de production selon les standards internationaux.
Sur le volet « régulation du marché du médicament », souligne l’hôte de la radio nationale, l’Agence contribue d’une manière indirecte par le processus d’enregistrement ou d’homologation. « En cas de besoin d’un médicament sur le marché, on est obligé de l’enregistrer et parfois dans des conditions particulières, quand le médicament est indiqué en urgence, là on est obligé d’activer le processus de production sur demande des instances qui transmettent la demande des prescripteurs selon les normes standards internationales », précise M. Mansouri qui souligne que son Agence est maintenant de plein statut spécifique. Pour le même responsable, une fois installée, l’Agence a pu, concrètement, nommer son personnel et a acquis son budget conséquemment avec revalorisation des salaires et payement des arriérés ainsi elle a pu acquérir des locaux bien aménagés pour recevoir les opérateurs après quoi, l’Agence a commencé à accomplir la mission qui est la sienne : Le contrôle, la disponibilité du médicament et de réduire la facture d’importation.
Noreddine Oumessaoud