jeudi , 18 août 2022
<span style='text-decoration: underline;'>Le directeur de la Santé de Mostaganem</span>:<br><span style='color:red;'>Un programme national de la femme en gestation bientôt lancé</span>

Le directeur de la Santé de Mostaganem:
Un programme national de la femme en gestation bientôt lancé

Hier, dans la matinée, le directeur de wilaya de la santé et de la Population, a été l’invité du forum de l’association de wilaya des journalistes et des correspondants de presse que préside Kassous Charef.

Le directeur qui était accompagné des responsables des 6 hôpitaux et des établissements de Santé de proximité, a en réponse aux questions des journalistes, déclaré que la clinique «Mère et enfant» qui ne compte que quatre gynécologues (nombre insuffisant), enregistre chaque année plus de huit mille six cents accouchements par voie normale et mille cinq par césarienne.
Le taux de mortalité est en dessous de celui national. Quant au décès d’un nourrisson qui a fait l’objet de discussion sur les réseaux sociaux, le Directeur de la santé dira qu’une commission a fait son enquête et les résultats de l’enquête ont été transmis au ministère. La directrice de la clinique a affirmé que le père du nourrisson décédé est venu chez elle et a demandé des excuses tout en lui disant qu’il a été poussé (NDLR). Le responsable du secteur de la Santé annonce qu’un programme national de la femme en gestation sera bientôt lancé dans le cadre des mesures de prévention des maladies congénitales.
La femme sera prise en charge dès qu’elle est enceinte. Quatre étapes de suivi sont nécessaires. Aussi, selon l’intervenant, des gynécologues privés seront associés à ceux du secteur public pour combler le vide. «Il a été constaté dans le passé que certains gynécologues privés qui exerçaient dans ladite clinique, dirigeaient des femmes pour accoucher dans des cliniques privées pour leur subir l’accouchement par césarienne à Oued El Kheir. Il n’y a pas assez de médecins pour assurer le service de nuit dans l’infrastructure de santé publique. L’établissement hospitalier public de Sidi Ali, sera aménagé prochainement s’il y aura une subvention financière.
Le service d’hémodialyse manque d’appareils. Une demande a été faite pour l’achat de nouveaux appareils. Le directeur de la Santé a annoncé qu’une commission interministérielle est attendue à Mostaganem pour inspecter l’hôpital de deux cent quarante lits dont la réalisation touche à sa fin et les établissements hospitaliers publics (Che Guevara) et psychiatriques) d’un éventuel classement dudit hôpital au CHU, compte tenu de la faculté de médecine, l’intervenant a ajouté que les instruments et appareils médicaux ont été réceptionnés. Cependant, les équipements collectifs sont attendus.
Ledit hôpital dont les travaux de réalisation ont débuté en 2006, soit il y a près de quatorze ans, sera fonctionnel la fin du mois du premier semestre de l’année courante, si tout sera prêt. Les UDS dans le milieu scolaire, sont insuffisantes. Les clichés radio manquent à l’hôpital Che Guevara. Dans, cet établissement, l’incinérateur et les scanners ainsi que la célioscopie sont en panne. Derrière le service pédiatrie, un terrain où les déchets même sanitaires sont entassés en attendant leurs enlèvements, des rats surgissent en grand nombre dès la tombée de la nuit.
Des mesures de protection des médecins et des paramédicaux sont assurées par les agents de sécurité qui ont subi récemment une formation et par la police et la gendarmerie. Quant aux trois nouveaux hôpitaux de 60 lits, chacun dont les arrêtés de fonction ont été reçus il y a cinq mois, manquent de personnels médical et paramédical. Cependant, il y a un mois, chaque semaine, le chirurgien Bensa de l’EPH d’Aïn Tedelès, effectue des interventions chirurgicales sur des patients aux hôpitaux de Mesra et de Bouguirat et prochainement à Achaacha dans le cadre d’un jumelage.
L’EPH d’Aïn Tedelès a été cité en exemple quant au dévouement des médecins et paramédicaux pour une bonne prise en charge des malades. Même l’accueil est satisfaisant. Les responsables sont à cheval. La propreté y règne. C’est le constat de certains journalistes. Le directeur de la Santé qui n’est à ce poste que depuis cinq mois, a promis d’assainir la situation tout en l’améliorant. Le système de communication sera renforcé.
Charef.N