samedi , 17 avril 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Accord Opep-non Opep </span>:<br><span style='color:red;'>Un taux de conformité de 98% en novembre</span>

Accord Opep-non Opep :
Un taux de conformité de 98% en novembre

«Les pays participants à la déclaration de coopération ont atteint, en novembre 2018, un niveau de conformité global légèrement inférieur à 100%, atteignant 98% pour le mois».

C’ est en effet, le constat fait par le Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord Opep-non Opep (JMMC). Ainsi, le Comité a exprimé sa «plus grande satisfaction» devant les «acquis constants et solides» de la «déclaration de coopération» vieille de deux ans entre l’OPEP et les pays producteurs de pétrole non membres de l’OPEP participants.
«Il est évident que des progrès significatifs ont été accomplis dans la réalisation de l’objectif fixé lors de la 4ème réunion ministérielle des pays de l’OPEP et des pays non membres de l’OPEP du 23 juin 2018, selon lequel les pays ont convenu de s’efforcer de respecter le niveau de conformité global, volontairement ajusté à 100%, à compter du 1 Juillet 2018 pour la durée restante 2018″, note le JMMC.
En outre, le JMMC, qui regroupe l’Algérie, le Koweit, le Venezuela, la Russie et Oman souligne que « depuis le début de la «déclaration de coopération» en janvier 2017, le niveau de conformité global dépasse largement 100%, pour atteindre 116%». Le Comité a confirmé les nouveaux ajustements volontaires de production, prenant effet au 1er janvier 2019 pour une période initiale de six mois, sur la base des décisions prises à l’unanimité lors de la 175e réunion de la Conférence de l’OPEP et de la 5e réunion ministérielle des pays de l’OPEP et des autres le 7 décembre 2018. Il a affirmé, dans ce cadre, qu’il continuera à suivre de près ces ajustements volontaires de la production, chaque mois, avec le soutien du Comité technique (JST) et le secrétariat de l’OPEP d’une manière ouverte et transparente.
D’autre part, le JMMC a appelé tous les pays participants de la «Déclaration de coopération» à redoubler d’efforts pour mettre en œuvre intégralement et dans les délais les ajustements de l’offre afin de maintenir l’équilibre du marché pétrolier en 2019.
Pour rappel, l’Opep et ses partenaires, menés par la Russie, ont convenu en décembre de réduire leur production de pétrole combinée de 1,2 million de barils par jour, à partir de janvier afin de prévenir une surabondance de l’offre et d’empêcher l’effondrement des prix. La treizième réunion du JMMC aura lieu à Bakou (Azerbaïdjan) le 18 mars 2019. Le JMMC a été créé à la suite de la 171ème Conférence ministérielle de l’OPEP du 30 novembre 2016 et de la «Déclaration de coopération» de la réunion ministérielle mixte OPEP- pays non membres de l’OPEP tenue le 10 décembre 2016. Ce Comité est chargé de veiller à ce que ces objectifs soient réalisés grâce à la mise en œuvre des ajustements volontaires de la production du pétrole des pays Opep et non Opep.
Le pétrole s’établit jeudi à 59 dollars/baril
Par ailleurs, les prix du panier de quatorze pétroles bruts, qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), s’est établi, jeudi, à 59,63 dollars le baril, contre 59,52 dollars la veille, a indiqué l’Organisation dans un communiqué publié sur son site web.
Le même jour, les cours de l’or noir ont terminé en baisse. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a clôturé à 61,18 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 14 cents par rapport à la clôture de mercredi.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet « (WTI) pour le contrat de février, a perdu 24 cents à 52,07 dollars.
Par contre, les prix du pétrole ont clôturé la semaine en hausse. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars s’est apprécié de 1,52 dollar pour terminer à 62,70 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de février a pris 1,73 dollar pour finir à 53,80 dollars. Sur la semaine, les cours de l’or noir ont enregistré leur troisième hausse hebdomadaire, le Brent gagnant 3,7% et le WTI 4,3%. Cette hausse intervient au lendemain de la publication du rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
La production totale des membres de l’Opep a décliné de 75.100 barils par jour (bj) en décembre, à 31,58 millions de barils par jour (mbj), l’Arabie saoudite représentant à elle seule plus de la moitié de ce recul (-46.800 bj), selon des sources secondaires (indirectes) citées par l’Opep. L’Opep a par ailleurs légèrement revu à la baisse sa prévision de production issue des pays non membres de l’organisation pour 2019 (+2,1 mbj à 64,16 mbj), du fait de l’anticipation d’une production moindre au Canada.
L’Organisation devrait, quant à elle, pomper moins d’or noir, comme elle s’y est engagée en décembre dans le cadre d’un accord avec d’autres pays producteurs. Cet accord prévoit une baisse commune de 1,2 mbj afin de redresser les cours. Cette réduction, calculée à partir des niveaux de production d’octobre, doit être portée à 800.000 barils quotidiens par les quatorze pays de l’Opep et à 400.000 par ses dix partenaires dont la Russie.
Concernant la croissance de la demande, l’Opep a maintenu ses prévisions inchangées, à 1,29 mbj en 2019. La consommation mondiale atteindrait alors 100,08 mbj. D’autre part, le marché du pétrole a pris connaissance vendredi du rapport mensuel de l’Agence d’information sur l’Energie (AIE). L’offre de pétrole a reculé de 950.000 barils par jour en décembre, notamment en raison des baisses de production de l’Organisation, selon le rapport.
L’Opep et ses partenaires tiendront une réunion les 17 et 18 avril à Vienne afin d’estimer si leur politique de réduction de la production doit être maintenue ou amendée, selon des informations de l’agence Bloomberg qui cite le secrétaire général de l’Organisation, le Nigérian Mohammed Barkindo.
Alger: Noreddine Oumessaoud