mardi , 25 janvier 2022

Une campagne, un espoir

Ce samedi 4 septembre verra l’organisation de la plus grande campagne de vaccination jamais réalisée dans notre pays depuis l’apparition de la pandémie du coronavirus. En effet, les autorités publiques veulent faire de ce jour le point de départ d’une implication générale contre le virus qui connaitra une campagne de vaccination de masse qui s’étalera sur une semaine. Les organisateurs ne cachent pas leur optimiste et disent viser un million de vaccinés par jour. Un nombre impressionnant qui n’a été réalisé jusque là que dans les grands pays, mais qui reste possible en Algérie si toutes les conditions de réussite sont mises en place pendant cette grande opération.
Il faut dire que la troisième vague qui a frappé le pays pendant ces trois derniers mois a été très dure et a eu des conséquence terribles et sur les personnes et sur les capacités sanitaires du pays, qui n’ont pu faire face à la déferlante des cas de contamination qui ont carrément paralyser les hôpitaux, créant des situations lamentables où la manque de lits et surtout d’oxygène n’ont pu être réglés malgré l’énorme élan de solidarité qui a mobilisé tous les Algériens aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Mais pour les spécialistes, cette dramatique situation n’a été en réalité que la résultante d’une mauvaise gestion de la pandémie, avec un net recul du respect des gestes barrières, mais aussi et surtout un retard inadmissible dans la vaccination. Car les choses auraient pu être mieux maîtrisées si la vaccination était mieux contrôlée, car selon tous les spécialistes cette dernière évite les hospitalisations, les admissions en réanimation et donc les décès.
Des erreurs que l’on tente d’éviter en cas d’apparition d’une quatrième vague (fort probable) pour ne pas avoir à vivre les drames du mois de juillet. Une vaccination ciblée qui devra concerner les sujets à risque, autrement dit les personnes de plus de 65 ans et ceux présentant des comorbidités. Une façon sûre d’éviter une sur-hospitalisation et qui une meilleure gestion des services covid qui ont vécu l’enfer cet été face à la troisième vague, pour laquelle nous n’étions pas du tout préparés, mais qui reste une leçon à retenir pour ne pas revivre les mêmes cauchemars, d’abord par la vaccination massive comme celle qui se prépare à partir du 4 septembre, mais aussi par une gestion plus cartésienne et intelligente des moyens de traitement à commencer par l’oxygène médical qui a tant fait défaut à nos hôpitaux et dont le manque a été derrière un nombre élevé de décès.
Par Abdelmadjid Blidi

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