mercredi , 22 septembre 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Le président Tebboune à propos de la composition du nouveau gouvernement</span>:<br><span style='color:red;'>Une décision sera prise consacrant la véritable démocratie</span>

Le président Tebboune à propos de la composition du nouveau gouvernement:
Une décision sera prise consacrant la véritable démocratie

La prochaine étape qui succèdera aux élections législatives, organisées hier en Algérie et à l’étranger, se caractérisera par la constitution d’un nouveau staff gouvernemental. La décision de la composition de la nouvelle équipe du gouvernement sera prise consacrant la véritable démocratie.

C’est ce qu’a déclaré, hier, à la presse le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, après avoir accompli son devoir électoral. Interrogé sur la composition du prochain gouvernement, le président de la République a affirmé que la Constitution a tranché à ce sujet, c’est-à-dire en cas de majorité parlementaire ou présidentielle, et «dans les deux cas, nous allons prendre une décision consacrant la véritable démocratie». Évoquant l’accomplissement de son devoir électoral, le chef de l’État a affirmé que les élections législatives constituent une seconde phase dans la construction d’une Algérie démocratique encore plus proche du citoyen, précisant que les élections locales constituent la prochaine étape de ce processus visant à aller vers le changement.
«Les élections législatives constituent une étape dans le processus du changement», a déclaré le président de la République, affirmant qu’»à l’instar de tous les citoyens, j’ai accompli mon devoir électoral. C’est un deuxième jalon dans le processus de changement et d’édification d’une Algérie démocratique encore plus proche du citoyen qu’avant», en attendant la tenue «prochainement», a-t-il poursuivi, des élections locales (APW et APC), qui se veulent «le dernier jalon» de ce processus.
Interrogé ensuite sur les formations politiques ayant décidé de bouder les élections, M. Tebboune a affirmé que celui qui a choisi cette option ne doit pas l’imposer aux autres, étant donné que chacun est libre de prendre la décision qu’il veut. «Ceux qui ont choisi le boycott, c’est leur droit, à condition qu’ils n’imposent pas leur décision aux autres, car «tout le monde est libre dans ce pays, mais dans le respect de l’autre», a affirmé le chef de l’État. M. Tebboune a appuyé ses dires en rappelant un important élément de la démocratie qui repose sur l’impératif pour la majorité de respecter la minorité et vice-versa. Il a ainsi affirmé que l’un des principaux fondements de la démocratie qui «veut que la majorité respecte la minorité, mais la décision demeure entre ses mains».
Pour le chef de l’État, qui a affirmé que le vote est un devoir national, il faut porter un intérêt sur la légitimité des personnes élues par le peuple durant ce scrutin et non pas sur le taux de participation. «J’ai déjà déclaré que le taux de participation ne m’intéressait pas. Ce qui m’importe est que ceux qui sortiront de l’urne détiennent la légitimité populaire qui leur permettra, demain, d’exercer le pouvoir législatif», a-t-il déclaré.
Le président de la République, a dans le même contexte, affiché son optimisme quant à la participation populaire. Il a affirmé s’être appuyé sur les échos des journalistes qui couvrent le déroulement du scrutin à travers plusieurs wilayas du pays, lesquels font état d’une «affluence des jeunes et des femmes à ces échéances». Le chef de l’État a rappelé que le taux de participation aux élections présidentielles est toujours élevé par rapport aux législatives. «Je suis toujours optimiste quel que soit le taux de participation», a confié le Président Tebboune, relevant que le taux de participation aux élections législatives est souvent inférieur à celui enregistré lors des élections présidentielles ou d’autres échéances.
Par ailleurs, le chef de l’État a répondu à ceux qui ont appelé à reporter les élections, affirmant que ces personnes veulent imposer leurs diktats. «Des personnes cherchent à imposer leurs diktats sans que nous sachions qui elles représentent. Aucune personne ni aucun groupe ne peut imposer ses diktats à un peuple tout entier». «Ceux-là sont libres dans leurs déclarations, mais le peuple voulait ces élections et elles ont eu lieu», a-t-il soutenu.
Samir Hamiche