mardi , 9 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>La situation épidémiologique s’améliore</span>:<br><span style='color:red;'>Une nouvelle PCR opérationnelle cette semaine à Oran</span>

La situation épidémiologique s’améliore:
Une nouvelle PCR opérationnelle cette semaine à Oran

Un nouvel appareil PCR sera cette semaine opérationnel à Oran dans le cadre du renforcement de la prise en charge de la pandémie dans la 2eme ville du pays. Ce nouvel équipement selon la direction de la santé de la wilaya a été installé au laboratoire d’hygiène de la wilaya. Des essais ont étés effectués et ils se sont avérés concluants. Cette PCR a reçu un quota de 3000 kits de dépistage.

Mais vu la situation actuelle de la pandémie à Oran, il pourrait y avoir moins de pression sur cet appareil, puisque que le nombre des cas continue sa baisse et le taux d’occupation des lits avoisine actuellement 25%. En effet, le nombre des cas quotidiens à Oran avoisine une cinquantaine et descend des fois à moins de ce seuil, ce qui a été un soulagement pour les services concernés notamment le personnel médical qui est en première ligne contre la Pandémie. Notons que la plupart des tests PCR sont réalisés sur des échantillons prélevés en utilisant des tampons nasaux. Les sécrétions nasales, le sang, la salive, l’urine ou encore le liquide amniotique peuvent être testés par PCR. Les échantillons sont ensuite analysés à l’aide d’une méthode appelée amplification en chaîne par polymérase (PCR), qui détecte l’ARN du virus : soit le génome qui permet son identification.
La recherche ne peut démarrer sans ce morceau de code génétique spécifique à chaque virus. Il est à rappeler que les tests PCR sont bien connus et couramment utilisés pour rechercher des virus humains, animaux ou végétaux. Toutefois la méthode est assez sophistiquée. Le déroulement d’un test PCR pour diagnostic du SAR-CoV-2 se déroule donc en quatre phases, la première le prélèvement, qui est rhino-pharyngé avec un écouvillon, conditionnement de l’échantillon sous triple emballage.
Ce prélèvement peut être fait à condition de disposer du kit de prélèvement. Certaines procédures prévoient de prendre deux échantillons pour chaque prélèvement pour une durée de 5 à 15 minutes. La 2ème phase est le transport, où les échantillons doivent être conservés à 4 °C. Durée pour la collecte et le transport entre un demi-jour à un jour, éventuellement plus rapide si le prélèvement est à proximité du plateau d’analyse. Concernant la 3eme phase qui est l’analyse. Elle est faite au moyen d’un thermocycleur. Il existe de nombreux types d’appareils correspondant à des usages différents.
Ces appareils étant plus ou moins automatisés, pour l’analyse en masse, les thermocycleurs travaillent par lot de 64 échantillons et peuvent analyser jusqu’à 1 000 à 3 000 échantillons par 24 h. La dernière phase du cycle est la délivrance des résultats. Par ailleurs, la direction de la santé de la wilaya d’Oran entamera dès le 3 janvier prochain une enquête épidémiologique sur la séroprévalence de la pandémie à Oran, ce qui permettra de comprendre la propagation de la pandémie suite au dépistage de 1100 citoyens prévu lors de cette enquête qui est la première à Oran. Notons que 803 personnes entre médecins, infirmiers et agents de soutien ont été touchées par la pandémie dans la capitale de l’ouest.
La majorité des contaminations sont hors de structures de santé. Il s’agit de personnes qui ont attrapé la maladie a l’extérieur des hôpitaux, 30% de ces cas ont été contaminés au niveau des établissements de santé.
Des opérations de dépistage du Covid-19 sont organisées périodiquement au niveau des établissements de santé. La dernière en date a été lancée à l’établissement hospitalier universitaire d’Oran (EHU). Notons que le directeur de la prévention et la promotion de la santé, Dr. Djamel Fourar a fait état en novembre dernier du décès de 120 employés du secteur de la santé et de 9.146 autres contaminés depuis l’apparition du coronavirus en Algérie.
Fethi Mohamed