mardi , 4 août 2020
<span style='text-decoration: underline;'>Covid-19</span>:<br><span style='color:red;'>Une nouvelle stratégie adoptée à Oran pour désengorger les hôpitaux</span>

Covid-19:
Une nouvelle stratégie adoptée à Oran pour désengorger les hôpitaux

Une nouvelle stratégie sera adoptée à Oran pour désengorger et alléger la pression sur les hôpitaux dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, a annoncé avant hier le directeur de la santé et de la population, Abdenaceur Boudaa, lors d’une réunion qui a regroupé le wali d’Oran Abdelkader Djellaoui et les chefs des différents services du Centre hospitalo-universitaire d’Oran Chuo.

«Mon souci numéro 1 est de couper la chaine de transmission parce que sinon, on risque de rester dans cette situation pendant une année ou 2 ans, et c’est fatiguant pour les hôpitaux et l’économie nationale. Il y aura un nouveau dispositif qui aura double objectif», dira t-il. Le travail consistera à désengorger les hôpitaux en matière de consultation et renforcer le travail des équipes épidémiologiques». Le directeur de la sante a insisté également sur l’importance de la formation du personnel en matière de prévention et protection contre le Covid-19″.
Notons que les enquêtes épidémiologiques ont été renforcées à Oran, 13 brigades ont été formées et mobilisées pour les prélèvements autour des cas. «Le dispositif qui sera appliqué permettra au EPSP d’être la cheville ouvrière de la gestion de la pandémie. Nous allons installer et débuter avec une douzaine de consultations à travers ces établissements de santé de proximité». Le directeur de la santé et de la population a rappelé que le confinement dans les hôtels sera un confinement médicalisé.» il y aura une équipe médicale qui va rester dans cet hôtel avec une ambulance comme on a fait avec les ressortissants algériens qui étaient en confinement» précise t-il. La ligne de front selon lui, doit être déplacée des 5 hôpitaux où les cas du Covid sont traités actuellement vers l’extérieur vers les EPSP et les hôtels de confinement mais en travaillant en concertation avec un hôpital. «Il y aura des groupes de consultation au niveau des EPSP qui vont travailler avec un hôpital et 3 ou 4 hôtels qui seront articulés avec ces consultations.
On pourra comme ça désengorger les hôpitaux» dira le directeur. Par ailleurs, lors de la réunion, le wali d’Oran Abdelkader Djellaoui, a rappelé que les moyens existent et qu’il sera mobilisé pour acquérir tous les équipements et les moyens de protection nécessaires pour le personnel de santé, il s’est adressé lors de la réunion à maintes reprises aux chefs de services, «dites-moi tous vos besoins et je serais là pour vous fournir tous les moyens nécessaires ». Cette réunion a été fructueuse et a permis de régler plusieurs problèmes qui étaient d’ordre organisationnel et de coordination. Des décisions ont été également prises comme la mobilisation du pavillon 14 pour la prise en charge des cas du Covid-19.
Il est à noter qu’avant hier, il a eu une bonne nouvelle au Chuo avec la mise en service de la machine d’analyse PCR qui est arrivée de l’étranger il y a quelques semaines et qui était un don de la part des médecins algériens résidant à l’étranger. Après des analyses concluantes qui ont été effectuées, la machine a été homologuée par l’institut Pasteur.
Notons que la plupart des tests PCR sont réalisés sur des échantillons prélevés en utilisant des tampons nasaux. Les sécrétions nasales, le sang, la salive, l’urine ou encore le liquide amniotique peuvent être testés par PCR. Les échantillons sont ensuite analysés à l’aide d’une méthode appelée amplification en chaîne par polymérase (PCR), qui détecte l’ARN du virus, soit le génome qui permet son identification.
La recherche ne peut démarrer sans ce morceau de code génétique spécifique à chaque virus. Il est à rappeler que les tests PCR sont bien connus et couramment utilisés pour rechercher des virus humains, animaux ou végétaux. Toutefois, la méthode est assez sophistiquée. Le déroulement d’un test PCR pour diagnostic du SAR-COV-2 est donc en quatre phases, la première le prélèvement qui est rhino-pharyngé avec un écouvillon, conditionnement de l’échantillon sous triple emballage. Ce prélèvement peut être fait à condition de disposer du kit de prélèvement. Certaines procédures prévoient de prendre deux échantillons pour chaque prélèvement pour une durée de 5 à 15 minutes.
La 2ème phase est le transport où les échantillons doivent être conservés à 4 °C. Durée pour la collecte et le transport entre un demi-jour à un jour, éventuellement plus rapide si le prélèvement est à proximité du plateau d’analyse. Concernant la 3ème phase qui est l’analyse, elle est faite au moyen d’un thermocycleur. Il existe de nombreux types d’appareils correspondant à des usages différents. Ces appareils étant plus ou moins automatisés, pour l’analyse en masse, les thermocycleurs travaillent par lot de 64 échantillons et peuvent analyser jusqu’à 1 000 à 3 000 échantillons par 24 h. La dernière phase du cycle est la délivrance des résultats.
Fethi Mohamed