jeudi , 22 octobre 2020

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Une question de bon sens

Le coronavirus n’est pas un problème politique, mais un problème sanitaire. C’est une épidémie face à laquelle il n’existe pour l’heure ni vaccin ni traitement. Le monde entier en souffre et ce n’est pas, mais alors pas du tout un problème algéro-algerien. Les politiques dans le monde entier, et sur conseils des scientifiques tentent de réguler la pandémie et d’endiguer la propagation.
A ce jour, une seule option a prouvé son efficacité pour lutter contre le virus. Eviter les contacts au maximum et restreindre les regroupements de toute nature. L’Algérie suit en cela les recommandations de l’OMS données à tous les gouvernements de la planète. Les plus forts et les plus riches, comme les plus faibles et les plus pauvres.
Pour paraphraser un politique étranger « ce n’est pas le virus qui circule, mais les hommes et les femmes qui le font circuler ». Le bon sens de chacun et la conscience de chacun doivent guider les comportements de chacun de nous. Les réactions de certains activistes du hirak à ce sujet posent de sérieuses interrogations sur le degré de civisme qui a pourtant été exemplaire jusqu’ici dans cette magnifique mobilisation populaire qui a ébahi le monde entier par sa discipline, sa non violence et son extraordinaire degré de civisme où l’on a vu des jeunes totalement mobilisés pour nettoyer les rues juste après la dispersion des foules.
Mais depuis un certain temps, le mouvement semble se raidir et s’enfermer dans une logique de refus systématique de tout ce qui relève du bon sens. Il faut dire aussi que des forces aux aguets commencent déjà à infiltrer le mouvement et lui imposer leur agendas ou tout au moins tenter de les lui imposer. Et ces forces, à l’image de Zitout et d’autres mouvements islamistes radicaux, ne lâcheront pas le morceau alors qu’ils ont commencé à implanter leur main mise et diriger le mouvement pour atteindre leurs objectifs. Les marches du samedi étant la première expression de leur infiltration et manipulation programmées.
Les appels du gouvernement à éviter les grands rassemblements répondent avant tout à ce souci de préserver la santé des Algériens, à commencer par les hirakistes eux-mêmes, mais aussi leurs proches et leurs familles. La science, ici et partout dans le monde, recommande de se comporter de manière différente, de changer ses habitudes et de contribuer à endiguer cette pandémie mortelle.
Et pour le marteler encore une fois, le coronavirus n’est pas un problème politique, mais bien un problème sanitaire. Il faut saisir la nuance et adopter les gestes qui s’imposent pour éviter à tous les Algériens le pire.
Par Abdelmadjid Blidi