mardi , 2 mars 2021
<span style='text-decoration: underline;'>Elle a été Co-facilitée par l’Algérie et le Danemark </span>:<br><span style='color:red;'>Une réforme du système de développement adoptée par l’ONU</span>
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Elle a été Co-facilitée par l’Algérie et le Danemark :
Une réforme du système de développement adoptée par l’ONU

L’Algérie continue à jouer un rôle important dans le développement durable, à l’échelle régionale et internationale. D’ailleurs, l’Assemblée générale a adopté mercredi, une profonde réforme du système des Nations Unies pour le développement, Co-facilitée par l’Algérie et le Danemark, qui devrait faire avancer les objectifs du développement durable.

L’adoption de cette résolution dont le texte a été rédigé et présenté entièrement, par l’ambassadeur représentant permanent d’Algérie auprès des Nations Unies, M. Sabri Boukadoum, et son homologue danois, M. Ib Petersen, à l’issue de huit semaines d’intenses négociations, constitue l’aboutissement de la première des trois réformes de l’organisation, portées par son secrétaire général, M. Antonio Guterres.
Les autres réformes portent sur les volets paix, sécurité et gestion interne. Intitulée «Repositionner le système des Nations Unies, pour le développement dans le cadre de l’examen quadriennal complet, des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies», la résolution trace la voie à suivre, pour que d’un commun accord avec les gouvernements, le système s’aligne plus rapidement, sur le programme de développement durable à l’horizon 2030.
Par ce texte, l’Assemblée générale prie le secrétaire général, de renforcer l’autorité du coordonnateur, résident sur toute équipe de pays, étant donné sa qualité de plus haut représentant du système des Nations Unies pour le développement. En dissociant les fonctions de coordonnateur résident, de celle de représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement, l’Assemblée générale confie au système des Nations Unies pour le développement, un mandat de coordination spécial, indépendant, impartial, autonome, axé sur le développement durable.
Par ailleurs, le secrétaire général de l’ONU, a tenu à «rendre un hommage spécial à l’Algérie» pour ses efforts inlassables, ayant permis à la communauté internationale, de parvenir à un consensus sur cette importante résolution. D’autres groupes régionaux et délégations, notamment, le Groupe des 77 et la Chine, le Groupe Africain, l’Union Européenne, les Etats Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique et d’autres délégations ont exprimé leur gratitude à l’Algérie, pour avoir réussi à faire converger les positions des uns et des autres qui initialement paraissaient inconciliables.

Une formule de financement diversifié

Les Co-facilitateurs ont, à l’issue de dix rounds de négociations, présenté une formule de financement hybride, alliant les contributions volontaires, à d’autres sources plus prévisibles, pour une période de transition de deux ans et demi. Le plan de mise en œuvre relatif à la période de transition, sera présenté aux Etats membres avant la fin de la 72e session. «Je compte sur votre soutien, pour financer de façon adéquate et prévisible, ce système redynamisé de coordonnateurs résidents», a indiqué Guterres. Sa préférence a-t-il confié, aurait été de le financer en utilisant le budget ordinaire de l’ONU. Toutefois, «la solution hybride de financement avancée par les Co-facilitateurs, est la meilleure alternative possible car, en combinant différentes sources, elle diversifie la base de financement «a-t-il expliqué.
«Le succès de ce système et de cette réforme, dépendra de votre générosité et de votre engagement», a-t-il insisté. Il a demandé aux Etats leur appui immédiat, pour que le nouveau système devienne opérationnel dès le 1er janvier 2019. L’Assemblée générale a invité les Etats membres, à contribuer à titre volontaire à hauteur de 290 millions de dollars par an, en vue de capitaliser le fonds commun des Nations Unies, pour le programme de développement durable à l’horizon 2030. L’Assemblée s’est félicitée également, de la proposition du secrétaire général, d’ouvrir un dialogue sur le financement en 2018, le but étant de voir conclure un pacte de financement, sous la forme d’un accord, entre le système des Nations Unies pour le développement et les Etats membres.
Au titre des incidences financières de la résolution, le secrétariat a informé, que le système de coordonnateurs résidents redynamisé, aura un coût annuel de 255 millions de dollars, soit une hausse de 80 millions de dollars, par rapport au système actuel. L’essentiel des besoins financiers, va exiger des ressources extrabudgétaires. Le Secrétariat, dont la part se situerait entre 13 et 16 millions de dollars environ en 2019, a espéré que des contributions bénévoles seront reçues dès 2018, pour accélérer la mise en place du système à partir de l’année prochaine.

Hommage du Secrétaire Général de l’ONU à l’Algérie

Par ailleurs, le Secrétaire Général des Nations Unies M. Antonio Guterres, a rendu mercredi à Bamako, un hommage appuyé à l’Algérie, qui a déployé d’importants efforts, ayant permis aux parties maliennes de s’unir autour de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA), et qu’elle continue à déployer de manière déterminante, dans cette phase de mise en œuvre. Il a également loué les efforts de l’Algérie, dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, lesquels contribuent à l’éradication de ce phénomène, notamment dans la zone sahélo-saharienne.
Abordant la situation en général au Mali, le Secrétaire Général des Nations Unies, tout en se félicitant de la confiance, qui s’installe progressivement entre les parties maliennes, et qui constitue l’une des réalisations les plus tangibles de l’Accord de paix, s’est dit satisfait de voir les différentes parties maliennes signataires, réunies dans une même salle et parlant d’une seule voix.
Alger: Noreddine Oumessaoud/APS