jeudi , 22 octobre 2020

:
Une super puissance se dégage

Comme il y a un avant et un après JC, et un avant et un après 11 septembre 2001, il y aura fatalement un avant et un après coronavirus. Sur ce point, tout le monde est d’accord. Mais si on sait de quoi était fait le monde avant le coronavirus, on ne sait pas de quoi il sera fait après cette pandémie.
Cependant, il se dégage néanmoins une tendance qui fait son chemin un peu partout et chez presque tout le monde. Un pays sortira différent de ce grand bouleversement. La Chine va entrer dans une toute autre dimension qui ne manquera pas de faire d’elle, la superpuissance de demain, ou plutôt de l’après coronavirus.
A ce jour, le monde entier fait ses emplettes au pays de l’Empire du Milieu. Africains, Français, Italiens, Espagnols, Américains et bien d’autres pays des quatre coins de la planète font leurs commandes de masques, de gants, de respirateurs chez Pékin, et c’est la Chine qui régule les avancées des uns et des autres dans leur lutte contre le virus. Les plus tôt servis auront une petite avance sur les autres, et donc un peu moins de morts que les autres. Et tout ce beau monde sait qu’en dehors de la Chine, personne ne peut faire face à cette demande internationale. Ce sont ainsi des milliards de consommables et de machines qui sortent chaque jour à bord de gros avions des aéroports chinois pour être ventilés un peu partout dans le monde.
La chine a ainsi prouvé que son système tient le coup. Que sa politique s’est révélée la meilleure possible pour faire face à une crise aussi majeure que celle à laquelle fait face le monde. La Chine est aujourd’hui pour les peuples de toute la planète, le modèle à suivre. Le modèle qui n’a pas failli. Il n’a pas failli contrairement aux démocraties occidentales qui ont perdu pied dès le début de la pandémie et se sont vite retrouvées en face de toutes sortes de pénuries et de désorganisation à tous les niveaux, notamment des systèmes sanitaires qui ne sont pas aussi performants qu’on a bien voulu nous faire croire jusque là.
Cette tendance qui se dégage et ces vérités de terrain dérangent grandement aujourd’hui les démocraties occidentales, les ont poussés, déjà, à mettre en place une importante campagne médiatique contre la puissante Chine. Car si on reconnait aujourd’hui la victoire de Pékin dans sa lutte contre le coronavirus, on reconnait aussi que le modèle chinois est le mieux adapté pour l’humanité de demain. Autrement dit, les démocraties ne seront plus un modèle. Paris, Londres, Rome ou Washington auront ainsi fini de fasciner le monde et deviendront des capitales de seconde zone face au géant chinois qui est déjà lui dans l’après coronavirus.
Par Abdelmadjid Blidi