mercredi , 5 août 2020

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Une urgence

Le virus ne veut pas lâcher prise. Dans la majorité des pays, les cas de contamination ne cessent de progresser tout comme les décès. Ainsi, les chiffres de l’OMS parlent de plus de 12 millions de malades et de plus de 550.000 morts. Et contrairement à ce qu’avançaient certains spécialistes, ce virus n’a rien de saisonnier, puisque les pays de l’hémisphère sud comme ceux du nord sont touchés de la même manière.
Cette situation a poussé des pays, qui croyaient pourtant s’en être sortis, à revenir au confinement dans d’importantes régions de leurs États, comme c’est le cas en Espagne, en Australie et ailleurs encore. La situation pour tout résumer n’a été totalement maîtrisée nulle part. Les seuls qui peuvent aujourd’hui, plus ou moins, tirer leur épingle du jeu sont ces pays où la population est connue pour son grand degré de discipline et son respect strict des mesures de prévention, autrement dit les pays asiatiques.
Dans d’autres contrées on parle déjà d’une deuxième vague de la maladie, pourtant présentée comme peu probable au tout début des premières mesures de déconfinement. Et non seulement cette deuxième vague est partagée par un grand nombre de spécialistes, mais selon les mêmes scientifiques elle pourrait survenir plus tôt que prévu, c’est-à-dire au mois d’août prochain.
Et à l’instar des autres pays du monde, l’Algérie n’est pas épargnée par cette recrudescence des cas de contamination. Une situation qui inquiète au plus haut les autorités du pays qui multiplient les réunions et les rencontres pour faire face à cette nouvelle donne. Pas plus tard que ce jeudi, le chef de l’Etat a réuni des ministres, de hauts responsables de la sécurité, des membres du conseil scientifique et les walis de certaines wilayas pour prendre d’autres mesures d’urgence afin de faire face à cette recrudescence.
Il faut dire que l’heure est grave et qu’il devient impératif d’y faire face avec tous les moyens possibles, pour juguler cette pandémie et pouvoir maitriser la situation. Car l’urgence suprême est d’éviter à tout prix de voir nos hôpitaux arriver à une saturation quasi générale qui compliquera les choses de manière presqu’irréversible, avec tout ce que cela peut engendrer de conséquences désastreuses sur le personnel médical et de là sur toute la population.
Il est encore temps pour redresser la situation et éviter le pire. Et pour ce, le citoyen est dans l’obligation de se plier aux nouvelles instructions et de respecter avec plus de responsabilité toutes les mesures de prévention avec en premier lieu, l’indispensable port du masque.
Par Abdelmadjid Blidi