dimanche , 25 octobre 2020

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Une voix qui compte et qui pèse

La 75ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU a été marquée par l’intervention du président de la République, Abdelmadjid Tebboune qui a rappelé encore une fois les principes cardinaux de la politique extérieure du pays. Cette intervention est historique à tous points de vue, notamment par le fait que le monde entier retrouve à cette occasion l’Algérie s’exprimant par la voix du premier personnage de l’Etat et sa plus haute autorité. Une situation de laquelle ont été privés les Algériens depuis de longues années et qui a fait perdre au pays sa place au concert de la nation, à cause de la longue maladie de l’ancien président et l’entêtement de son entourage à le maintenir en poste, même si c’était aux dépens du pays et de ses intérêts au niveau international. Cette fois l’Algérie était incarnée par son président, et même si cela s’est déroulé en visioconférence, le monde entier réalisait que désormais l’Algérie était bien de retour, et que sa voix comptait, pesait et doit désormais être écoutée. Et le président Tebboune n’a pas laissé l’occasion passer pour asséner et rappeler à tous ceux qui auraient pu l’oublier, les positions et les principes de l’Algérie dans sa politique étrangère, déclarant à ce sujet : «Depuis son adhésion à l’ONU, il y a 58 ans, mon pays s’est employé à défendre la paix et la sécurité internationales en fondant sa politique extérieure sur les principes de promotion des solutions pacifiques aux conflits, de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et de respect de leur souveraineté et de leur unité et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de leurs richesses». Et d’enchaîner sur les positions fortes de l’Algérie concernant les causes justes dont la première d’entre elle est la cause palestinienne, affirmant à ce sujet que la question palestinienne «reste pour l’Algérie et son peuple une cause sacrée, voire centrale», rappelant le «soutien indéfectible de l’Algérie au peuple palestinien, à sa juste cause et à son droit inaliénable à l’établissement de son Etat indépendant et souverain avec El-Qods pour capitale» martelant la conviction de l’Algérie que tout règlement dans la région du Moyen Orient reste subordonné au règlement de cette question centrale, estimant ce sujet que «son règlement constitue la clé de la stabilité au Moyen-Orient».
Par Abdelmadjid Blidi