vendredi , 25 septembre 2020
<span style='text-decoration: underline;'>La librairie «Art et Culture»</span>:<br><span style='color:red;'>Vente-dédicace avec l’écrivain Rachid Boudjedra ce jeudi</span>
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La librairie «Art et Culture»:
Vente-dédicace avec l’écrivain Rachid Boudjedra ce jeudi

Le sulfureux écrivain Rachid Boudjedra, sera ce jeudi 25 courant à Oran où il participera à une vente-dédicace de ses livres, à la librairie «Art et Culture». Le dernier livre de cet auteur, «Les contrebandiers de l’Histoire», édité par les éditions Frantz Fanon à Tizi-Ouzou, a été à l’origine d’une grande polémique, dans la scène littéraire et culturelle algérienne.

L’auteur s’est attaqué frontalement, aux écrivains qui défendent les «thèses néocoloniales», qui «falsifient l’Histoire» et qui expriment «la haine de soi».
Il critique, entre autres, Boualem Sansal, Kamel Daoud, Fériel Furon, Wassila Tamzali, Yasmina Khadra et Salim Bachi. La parution en 2015 du livre «Si Bouaziz Bengana, dernier roi des Zibans» de Feriel Furon en Francen a été «le déclic» qui a amené Rachid Boudjedra à écrire le pamphlet pour «ne pas mourir de lâcheté».
Arrière-petite-fille de Bachagha Bengana, caïd des services civils français, Feriel Furon est passée sur Canal Algérie le 21 février dernier, pour «faire la promotion» de son livre, ce qui a suscité une vive polémique en Algérie.
«Toute la tribu des Bengana fut “bachaghisée” par la France. Elle a collaboré férocement, de 1846 à 1962, avec une servitude inouïe et un zèle de prédateur sanguinaire, en faveur de la puissance coloniale. Et c’est à cet ancêtre, sadique et pervers, que Ferial Furon, son arrière-petite-fille, va rendre hommage, toute honte bue.
Le pire est qu’elle sera invitée par l’IMA à Paris d’abord, en suite par le Centre culturel algérien, dans la même ville, puis par l’Algérie où elle donna une conférence à l’Institut français d’Alger. Elle fut aussi invitée, à faire l’éloge de son aïeul, dans une émission, qui lui avait été consacrée par la chaîne de télévision publique Canal Algérie.
Elle le décrivit comme “un aristocrate raffiné et un homme valeureux”, alors qu’il n’avait été qu’un petit supplétif assoiffé de sang, zélé et cruel», écrit Rachid Boudjedra.

H. Maalem