jeudi , 18 août 2022
<span style='text-decoration: underline;'>Soutenant que le dialogue est une nécessité </span>:<br><span style='color:red;'>Ziari affirme que l’ère Tebboune est une rupture avec le passé</span>

Soutenant que le dialogue est une nécessité :
Ziari affirme que l’ère Tebboune est une rupture avec le passé

L’ancien président de l’APN, Abdelaziz Ziari a appelé hier le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à répondre aux revendications des Algériens.

Affirmant que le discours du chef de l’Etat, prononcé lors de son investiture, constitue une rupture avec le passé, Abdelaziz Ziari a estimé qu’il y’a nécessité d’aller au dialogue pour régler les différents, estimant, à la même occasion, que le plus urgent est de ressouder le tissu politique et social.
« Le discours d’investiture du chef de l’Etat est une rupture avec le passé », a-t-il indiqué d’emblée, faisant remarquer que l’Algérie est arrivée à la fin d’un cycle de son histoire. «Un cycle pendant lequel, les destinées du pays ont été prises en main par les leaders et hommes politiques issus de la guerre de libération nationale », a-t-il soutenu.
Pour Abdelaziz Ziari, le pays entre actuellement dans une nouvelle phase, insistant sur la nécessité de savoir comment amorcer « ce grand tournant de l’histoire » de l’Algérie. L’invité de la chaîne III a estimé qu’il est temps que « ce pays se dote d’une personnalité qui sera en charge de faire face à ces changements en ayant la légalité et la légitimité ».
Il a affirmé que le changement du système est une priorité, mais cela, soutien-t-il, se fera par la réforme de la Constitution, ajoutant que ce point évoqué par le nouveau président est un point très important et extrêmement positif. Hormis le dialogue, l’intervenant se dit ne pas voir « d’autre alternative », soulignant que « ce qui a été revendiqué par les Algériens pendant des mois est suffisamment clair, éloquent et le dialogue servirait à la mise en forme des revendications exprimées.
Il a appelé aussi à ressouder le tissu social et populaire parce que « il y’a une coupure dans le pays et ne nous voulons pas rester dans cette situation d’un pays coupé en deux « sur des bases politiques ou régionales », ajoute-t-il. Après avoir reconnu la difficulté de la mission, M. Ziari a affirmé que c’est pour cette raison que le dialogue est le bon choix à travers le lancement de discussions avec les bons interlocuteurs et avec ceux qui ont une représentativité réelle.
Dans le même ordre d’idées, l’ancien président de l’APN a indiqué qu’il faut rétablir la confiance. « Rien n’est plus difficile que le rétablissement de la confiance ; je comprends que cette confiance soit perdue quand des millions d’Algériens voient leurs dirigeants auxquels ils ont fait confiance, par dizaines devant les tribunaux.
Cela rend l’Algérien extrêmement sceptique s’agissant de ses dirigeants, indiquant qu’afin de rétablir la confiance, il faut passer par les faits et par les actes. M. Ziari a affirmé que les interlocuteurs doivent donner au président l’aide pour une réussite du dialogue.
«Si le nouveau président veut mettre en place toutes les réformes annoncées, il doit avoir un soutien franc et massif de maximum de personnalités et de citoyens », analyse-t-il.
Interrogé sur la réforme de la Constitutions, annoncée par le président de la République, l’ancien président de l’APN a affirmé que la séparation des pouvoirs doit être une réalité et que chacune des institutions et chacun des pouvoirs exerce ses missions de façon indépendante.
Il a aussi ajouté enfin qu’il y’a «la nécessité d’avoir de réels contre-pouvoirs qui ne gênent pas dans l’exercice de la mission de l’exécutif mais qui empêchent les dérives que nous connaissons ».
Samir Hamiche